Libertés

Lundi 4 août 2008

Incendie dans un centre de rétention : la polémique enfle


 

Le Point

 Le Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot proche de l'aéroport de Roissy, en Seine-et-Marne, a été le théâtre de plusieurs incidents samedi dans l'après-midi. Un incendie s'est déclenché à l'intérieur du bâtiment où se sont révoltés des sans-papiers menacés d'expulsion alors qu'au même moment, une manifestation de l'association SOS Sans-papiers se tenait devant le CRA.

Pour la préfecture de Seine-et-Marne, les manifestants ont provoqué l'incident. Le "mouvement a été incité de l'extérieur par une vingtaine de manifestants d'un collectif de soutien aux sans-papiers", souligne-t-elle dans un communiqué, précisant que le sinistre s'est produit lorsque "des retenus ont tenté de mettre le feu à des éléments de literie". Selon des témoins, des sapeurs-pompiers sont intervenus. Mais les dégâts sont limités et on compte seulement "trois matelas brûlés", a précisé la préfecture.

Grève de la faim

Une version des faits que contestent les manifestants présents sur les lieux. "En début d'après-midi, nous avons organisé une manifestation pacifique en soutien aux sans-papiers retenus à l'intérieur. Ceux-ci ont commencé à manifester, puis les policiers sont intervenus pour les en empêcher", a ajouté ce dernier qui a souhaité garder l'anonymat. "S'il y a eu émeutes et incendie (...) c'est uniquement parce que les forces de l'ordre empêchaient (les retenus) de manifester et donc d'avoir accès à leurs droits fondamentaux", a pour sa part dénoncé Rodolphe Nettier, de SOS Soutien aux sans-papiers.

Ismaël R., un ressortissant congolais retenu au Mesnil-Amelot, confirme dans LibéOrléans : "Nous n'avons fait que crier avec les manifestants présents à l'extérieur. Alors, les policiers nous ont demandé d'arrêter et ont voulu nous faire rentrer sur le terrain de foot. Nous avons refusé, puis un incendie a éclaté. Les policiers ont alors insisté violemment, jusqu'à nous gazer et tabasser l'un des jeunes émeutiers". Selon lui, il n'y a pas d'autre solution que la régularisation : "nous demandons la libération de la totalité des retenus qui sont, dans leur grande majorité, des travailleurs sans-papiers présents sur le territoire français depuis plusieurs années", a-t-il souligné, lui-même salarié en France depuis 7 ans. En réaction à ce retour à l'ordre forcé, les sans-papiers ont annoncé qu'ils entamaient une grève de la faim illimitée pour exiger la libération de tous les retenus du Mesnil-Amelot, précise LibéOrléans.
Climat de tension

A l'issue de cet incident, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité, a mis en cause la politique du gouvernement en matière d'immigration. "La politique injuste du gouvernement crée des situations dangereuses tout à fait inacceptables. (...) Ce nouvel incendie et l'usage de gaz lacrymogènes par la gendarmerie témoigne d'un climat de tension permanente dans la rétention des étrangers", a-t-il dénoncé. Pour sa part, par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre, l'UMP demande, "outre des suites judiciaires à cette affaire", que les "collectifs d'extrême gauche et autres groupuscules violents ne puissent plus manifester à proximité de ces centres, au risque de provoquer des actes de violence, mais qu'ils ne soient autorisés à le faire que devant les préfectures".

Cette émeute intervient alors que depuis quelques semaines, les associations de défense des sans-papiers avaient constaté une dégradation inquiétante du climat au CRA du Mesnil-Amelot. Pendant l'hiver 2007, le centre de rétention avait aussi été le théâtre d'affrontements violents entre policiers et retenus. Ces derniers avaient alors entamé une grève de la faim et rédigé des cahiers de doléances pour protester contre leurs conditions de rétention.

Le 22 juin dernier, un incendie avait presque détruit le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) au lendemain de la mort le 21 juin d'un retenu tunisien . Ce CRA, le plus grand de France, retenait enfermés quelque 270 étrangers en instance d'expulsion.


Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 3 août 2008

http://www.rtbf.be/info/societe/judiciaire/une-famille-equatorienne-resi...

31.07.08 - 16:49 Un couple d'Equatoriens et leur fille de deux ans, en vacances en France et résidants réguliers en Belgique, ont été arrêtés vendredi dernier à Cherbourg et sont toujours internés au centre de rétention de Rennes qu'ils espèrent quitter vendredi

C'est ce que révèle la Cimade, une Organisation Non Gouvernementale.

"Nous avons été traités comme des criminels", s'indigne Suntaxi Diaz, contactée par téléphone, après avoir passé une semaine en centre de rétention administrative (CRA) alors que leurs papiers belges sont en règle et que leur fillette est de nationalité belge.

Venus passer deux semaines de vacances en France, le couple avait été contrôlé à Cherbourg vendredi, dans sa voiture. Les policiers ont constaté que "nous n'avions pas les papiers de notre fille et que nous ne pouvions pas prouver que nous étions sur le territoire français depuis moins de trois mois (du fait de l'absence de contrôle aux frontières dans le cadre de l'espace Schengen). Ils nous ont donc conduits au commissariat pour des vérifications", raconte Suntaxi Diaz.

"Dès vendredi soir, les autorités belges avaient confirmé que la fillette était de nationalité belge et que les documents du couple étaient en règle. On aurait pu leur dire de rentrer chez eux", explique à l'AFP Damien Nantes, représentant de la Cimade, seule ONG autorisée dans les CRA. Mais le préfet de la Manche a tout de même pris un arrêté de reconduite à la frontière et la famille a été placée en rétention administrative à Cherbourg, puis transférée au CRA de Rennes, selon la même source.

"Je ne comprenais pas pourquoi on nous gardait" alors que les policiers avaient eu les informations qui les intéressaient, s'étonne encore Suntaxi Diaz. "On a été traités comme des assassins, pris en photo et fouillés", explique-t-elle. "Mon mari a dû se dévêtir et ils m'ont également demandé de le faire".

Heureusement "le cauchemar se termine demain", soupire-t-elle. La famille va en effet être reconduite à la frontière belge par la police. "C'est ce que nous demandons depuis le début", insiste Suntaxi Diaz.

Pour Damien Nantes, c'est "une situation dramatique et absurde", dans un "contexte de fixation d'objectifs d'expulsions dans chaque préfecture".

Le couple n'est pas près d'oublier son aventure, d'autant qu'il devra laisser son véhicule en France. "On nous a dit que nous devrons demander un visa pour revenir le chercher", déclare Suntaxi Diaz.

Contactée par l'AFP, la préfecture de la Manche n'était pas en mesure dans l'immédiat de commenter la situation.

C'est le pays joyeux, de Brice Hortefeux...

Article paru sur : http://www.savoiesdavenir.org/

Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 4 juillet 2008

Ségolène Royal s'étonne de la polémique indécente soulevée par la droite et des propos très virulents tenus par François Fillon.

Le moment n'est pas à la polémique politicienne.

Les propos qu'elle a tenus, en réponse à une question des journalistes, se sont contentés de reprendre des faits admis par tous, et notamment par le Secrétaire général de l'Elysée.

Par ailleurs, ses propos ont été sortis de leur contexte puisque lors de son intervention, elle a appelé au respect des retrouvailles familiales si longtemps attendus et à la nécessité de n'alimenter aucune polémique. Ségolène Royal appelle donc le gouvernement à faire preuve d'un peu de décence.

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org


Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 4 juillet 2008

"Tout le monde le sait, c’est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n’avaient débouché sur rien", a estimé Ségolène Royal en visite à Québec pour le 400e anniversaire de la ville.

"Nicolas Sarkozy n’a été absolument pour rien dans cette libération", a-t-elle ajouté devant un petit groupe de journalistes.

"Je crois que c’est bien qu’il y ait aujourd’hui un rassemblement national autour de cette libération mais que les récupérations politiques seraient totalement décalées", a-t-elle poursuivi, saluant le "courage" d’Ingrid Betancourt et de sa famille.

http://www.desirsdavenir.org

A voir les réactions de L’UMP suite à la déclaration de Ségolène, on voit bien qu’ils ont les « boules «  de ne pas avoir été impliqué dans la libération d’Ingrid, cela prouve bien que tous les Chefs d’états  ne font pas aveuglément confiance à Sarkozy.

Réaction UMP – gouvernement :

François Fillon : Ségolène Royal avait fait preuve "d'un manque de dignité totale" en critiquant le président Nicolas Sarkozy après la libération d'Ingrid Betancourt.

"Elle aurait dû écouter (le premier secrétaire du PS) François Hollande qui s'est comporté plus en homme d Etat", a ajouté le Premier ministre.

On connait les conseils de Fillon, on voit l’état désastreux de la France.

 Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent "de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires" et "d'agitation politique".

Décidément Jean-Pierre tu n’as jamais digéré ta défaite….ressaisis toi, tu en sortirais grandi…enfin presque.

A bon entendeur…

Christophe – Désirs d’avenir Castelnau-Médoc

Article paru sur :  http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/


Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 3 juillet 2008

BOGOTA (AFP) - L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, les trois otages américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne, a annoncé mercredi à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

Les otages, parmi lesquels les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ont été libérés lors d'une opération héliportée de l'armée, a ajouté le ministre au cours d'une conférence de presse.

Onze militaires colombiens, principalement des officiers, ont également pu retrouver la liberté lors de cette opération, menée dans la province de Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, selon le ministre.

"Les otages ont été libérés lors d'une opération militaire au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a précisé le ministre de la Défense.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.

Article paru sur : http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/

Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008

À Paris, le gouvernement a d’abord incité les syndicats à négocier. Alors la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont accepté, à titre expérimental, d’assouplir les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires. On leur a promis de reprendre leurs propositions dans la loi. En récompense : une trahison ! Dans le projet dévoilé en fin de semaine dernière par le gouvernement, on découvre la possibilité, contestée par les syndicats, de déroger aux 35 heures.

François Chérèque s’estime « trompé par le ministre du Travail », tandis que Bernard Thibault s’offusque de la méthode et du contenu du projet de loi relatif au temps de travail, qui « modifie autoritairement les 60 articles du code du travail ». « C’est gravissime », juge-t-il à raison.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, à Bruxelles, le gouvernement français a lâché nos voisins espagnols, belges, grecs ou hongrois qui ont vivement critiqué, d’une seule voix, l’autorisation de pousser la durée maximale du travail à 60, voire 65 heures, dans l’Union européenne.

Voilà le résultat d’une politique gouvernementale qui méprise le dialogue social. Non seulement c’est gravissime pour les garanties collectives, mais c’est aussi une forme de sabotage de toute tentative future de réforme. Aucune réforme n’est juste et efficace si elle ne respecte pas le dialogue social et si elle le décrédibilise comme l’a fait le gouvernement.Si la loi n’est pas fidèle à l’accord et étend de nouvelles dérogations aux 35 heures, quel crédit les syndicats pourront-ils apporter encore à une négociation ?

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 juin 2008

Politique

Julien Dray appelle le ministère de l'Intérieur à faire toute la lumière sur des allégations de collaboration entre des services de renseignements et des officines privées récemment publiées.

"Ou bien s'agit-il là d'allégations fantaisistes, et alors nous demandons au ministère de l'Intérieur de publier rapidement un démenti clair", déclare le porte-parole du Parti socialiste dans un communiqué.

"Ou bien ces faits sont avérés, auquel cas nous demandons immédiatement à ce que toutes les mesures soient prises pour que toute la lumière soit faite sur ces affaires".

Sous le titre "Voyage au pays des barbouzes", Le Point relate jeudi les grandes lignes d'un livre à paraître la semaine prochaine, "Allez-y, on vous couvre !".

Selon l'hebdomadaire, il s'agit "d'un témoignage explosif sur les liaisons dangereuses entre la DST et les sociétés privées de renseignement" par un ancien gendarme qui serait devenu pendant trois ans "agent de recherche."

Pris en flagrant délit de "tricoche", cette pratique illégale qui consiste à siphonner les fichiers de police, l'auteur, Patrick Baptendier, a été mis en examen pour "corruptions, recels de corruptions, complicités de violations de fichiers automatisés." Il attend aujourd'hui son procès.

Le Point estime que ce témoignage risque de faire du bruit alors que le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, a récemment porté plainte pour des faits d'espionnage de sa vie privée.

L'hebdomadaire évoque également la mise en examen d'un commissaire soupçonné d'avoir revendu à des officines des renseignements puisés dans les fichiers de la police.

Gérard Bon / Reuters

Article paru sur : http://www.segoleneparis.fr

Par TITOF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus