Lundi 26 mai 2008

Si les mesures de la toi TEPA (Travail Emploi et Pouvoir d'Achat) n'ont certes pas amélioré le sort de millions de français et ont durablement plombé les finances du pays, en revanche certains se réjouissent de ce brillant projet signé Lagarde-Sarkozy. Qui ?

Les héritiers: en effet, le don détaxé moyen est passé de 16.000 à 19.500€ et le plafond, atteint par moins de 10% des donateurs, est désormais de 180.000€. Cette mesure qui coût à l'ensemble de la collectivité 1.10 milliards d'euros par an était censé coûter 7 fois moins cher.

Pourquoi ? Le gouvernement tablait sur des dons à hauteur de 20 millions d'euros par mois mais le montant détaxé a atteint 138 millions d'euros. Tout cela creuse un peu plus le fossé entre ceux qui ne peuvent même pas aider leurs enfants ou petits enfants et sont touchés de plein fouet par les franchises médicales et ceux qui bénéficie de la mesure ainsi que du "bouclier fiscal" soit quelques pourcents parmi les plus aisés.

Article paru sur : http://desirdentreprendre.over-blog.com

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Lundi 26 mai 2008

7) Démocratie participative et démocratie représentative : mieux exercer son mandat

J'entends dire, parfois, que la démocratie participative nierait la compétence et ferait bon marché de la responsabilité élective. Quel contre-sens ! La démocratie participative n'est pas l'ennemie de la démocratie représentative mais son renfort, son complément, son aiguillon indispensable.

Ici, en Poitou-Charentes, ces confusions nous font sourire car les élus régionaux savent bien, d'expérience, que, loin de les dessaisir, le Budget Participatif et les Ateliers Participatifs d'évaluation citoyenne les aident à mieux exercer leur mandat et à agir plus juste.

Je ne crois pas, chers amis venus de Suède, de République dominicaine et de Catalogne, que vous viviez la démocratie participative que vous mettez en pratique comme un amoindrissement de vos responsabilités. Chez vous comme chez nous, les élus qui s'engagent dans ces démarches ne sont pas masochistes mais soucieux de renouer avec la force originelle de la démocratie : le droit égal de tous à prendre part aux affaires communes.

8) Tirage au sort : mieux refléter la diversité sociale

J'ajoute que mon expérience personnelle de responsable politique m'a très tôt convaincue de ce que nombre d'enquêtes de terrain mettent également en évidence : les dispositifs participatifs fondés sur le volontariat tendent à rassembler en priorité ceux qui ont l'habitude de s'exprimer, ceux sont assurés de leur compétence culturelle, technique ou civique, ceux qui ont le temps.

Généralement sous-représentés : les femmes salariées qui ont de jeunes enfants (du fait de la double journée qui pèse prioritairement sur leurs épaules), les salariés de toutes origines qui sont les moins qualifiés, les jeunes aussi.
J'en ai tiré deux leçons :

– la plupart des gens n'ont pas de temps à perdre dans des réunions sans enjeux ou des simulacres de participation où ils ne peuvent peser sur rien d'essentiel ;

– le tirage au sort permet, s'il est bien fait, de corriger cette sous-représentation structurelle de catégories entières de la population, à commencer par les milieux populaires.

Je suis donc très heureuse que, dans l'Atelier Participatif Citoyen chargé d'évaluer nos politiques régionales de lutte contre le changement climatique, se soient mêlés (grâce à un tirage au sort appuyé sur les données socio-démographiques régionales de l'INSEE) des actifs et des chômeurs, des retraités et des mères au foyer, des salariés du public et du privé, des ouvriers et des cadres, des enseignants et des artisans, venus de nos différents territoires urbains et ruraux.

9) L’espoir que ce ne soit pas pour rien

J'ignore, à ce stade, ce qu'il nous en dira dans l'Avis qui sera remis publiquement aux élus régionaux le 23 juin et les propositions qu'il formulera. Car la Région, initiatrice et organisatrice de cet Atelier Citoyen, a pris soin de ne pas assister à ses discussions et à ses délibérations pour ne pas les influencer.

Ce que je sais c'est ce que les participants nous ont dit de l'expérience qu'ils ont vécue : leur étonnement d'avoir été contactés et d'être pris au sérieux, l'envie suscitée lorsqu'ils en ont parlé autour d'eux, leur prise de conscience de problèmes dont ils n'étaient pas familiers, l'effort fait par chacun pour s'approprier un sujet complexe et tenir un rythme de travail intensif, leur volonté d'élaborer ensemble un Avis motivé et sérieux, dans une ambiance où la parole de chacun était respectée.

Leur espoir, surtout, que ce ne soit pas pour rien : que la Région tienne parole en leur donnant clairement les raisons pour lesquelles, le cas échéant, elle refuse certaines de leurs propositions et en leur indiquant précisément les conséquences concrètes qu'elle tire des propositions qu'elle retient pour améliorer ou réorienter ses politiques.

La démocratie participative est exigeante. Elle ne s'accommode pas de faux-semblants. Si l'on ne tient pas compte du travail demandé aux citoyens, non seulement on ne les y reprendra plus mais l'effet boomerang de leur déception peut saper durablement les bases de leur adhésion démocratique.

Qu'on ne s'étonne pas, alors, que l'abstention augmente car, comme le disait Albert Hirschmann, quand la prise de parole est réputée inutile, la défection devient l'attitude rationnelle.

Quand je vois nos amis brésiliens qui, dans leur Constitution de 1988 et le Statut de la Ville adopté en 2001, ont donné force de loi à la gestion participative, quand je vois l'élaboration participative du projet de statut de la Catalogne ou la loi sur la démocratie participative adoptée par la Toscane, je me dis qu'il nous reste, en France, bien du chemin à parcourir.

10) 2002 : 1ère occasion manquée

C'est pourquoi je voudrais élargir mon propos à ce que je tiens pour quelques rendez-vous manqués de mon pays avec la démocratie participative. Et cela malgré les expériences qui, depuis quelques années, se développent à l'initiative d'élus motivés. Depuis un quart de siècle, nous avons décentralisé, hardiment au début des années 80, plus confusément au début des années 2000. Il le fallait. Cela n'a pas toujours été fait dans l'équité financière ni avec un grand souci de cohérence et de solidarité territoriale. Et cela n'a que très peu contribué à démocratiser le fonctionnement de nos institutions.

Les espaces ouverts à la participation des citoyens ont toujours été des plus modestes et des plus encadrés. Rien de décisionnel, que du consultatif, du facultatif et, souvent, du cosmétique.

Lors de la discussion parlementaire de la loi de 2002 qui a institué les conseils de quartier, l'expression « démocratie participative » a très vite cédé la place à celle, minimaliste, de « démocratie de proximité ».

Les conseils de quartier, dont la création devait initialement concerner toutes les communes de plus de 20.000 habitants, n'ont finalement été rendu obligatoires que pour celles de plus de 80.000 habitants.

Cantonnés à un échelon de moindre pouvoir, ces conseils de quartier n'ont la libre de disposition que de petites enveloppes sur de petits sujets. Ce n'est pas rien mais ce n'est pas beaucoup. Résultat : quelle que soit la bonne volonté des élus qui les ont mis en place et des habitants qui ne les désertent pas, ils s'essoufflent et, souvent, finissent par ne rassembler que ceux qu'on appelle les « habitants professionnels », toujours partants pour une réunion.

Je ne le dis pas de gaieté de coeur car cette loi était portée par un gouvernement de gauche auquel j'appartenais. Elle s'est heurtée, si timide qu'elle ait été, à de fortes résistances d'élus de droite et de gauche. Pourtant, historiquement, c'est la gauche qui fut, en France, la plus encline à ouvrir de nouveaux droits. L'honnêteté m'oblige pourtant à dire que cette loi sur la « démocratie de proximité » ne fut ni l'Acte II attendu de la décentralisation ni l'Acte I d'une démocratie plus participative, pourtant largement expérimentée à la même époque dans bien d'autres pays.

11) 2003 : 2ème occasion manquée

En 2003, cette fois sous un gouvernement de droite, nouveau rendez-vous manqué à l'occasion d'une réforme qui inscrit dans notre Constitution la décentralisation mais toujours pas la démocratie participative.

Je m'en tiens ici à ce qui concerne la participation des citoyens (il y aurait beaucoup à dire du reste !) : tout juste a-t-on concédé, au titre de ce que le Premier Ministre de l'époque avait pompeusement baptisé « République des proximités », un modeste droit de pétition qui permet aux citoyens de solliciter l'inscription d'un sujet à l'ordre du jour d'une collectivité. Et encore ce droit mineur était-il encadré par de strictes conditions pour ne pas, comme l'a dit alors un sénateur, donner lieu « à des demandes répétées ou abusives ».

Le referendum d'initiative locale qui a, lui, une portée décisionnelle fut réservé aux exécutifs des collectivités territoriales. Démocratie fort descendante et bien peu ascendante.

Comme l'a écrit Cécile Blatrix, ici présente, il s'agissait « de donner le change plus que de changer la donne ». J'avais à l'époque opposé une démocratie participative ouvrant aux citoyens de nouveaux espaces de délibération et d'intervention à cette démocratie de proximité timorée et méfiante.

12) Participer : une injonction paradoxale

Depuis ces deux rendez-vous manqués, nous sommes toujours sous le règne de l'injonction paradoxale : participez, répète-t-on aux citoyens sur tous les tons, mais si vous parlez trop fort, on vous coupera la parole, si vous sortez des clous, on vous tapera sur les doigts et, de toute façon, les choses importantes se passent ailleurs.

Quand j'entends stigmatiser à tort et à travers l'égoïsme, l'individualisme, la fixation sur les intérêts particuliers, le désintérêt pour la chose publique et autres défauts sempiternellement imputés à nos concitoyens, je me dis qu'en démocratie, on récolte ce qu'on sème.

Rémi Lefebvre évoque, dans un ouvrage collectif sur « La démobilisation politique », quelque chose qui nous ramène directement au sujet d'aujourd'hui :

Quelle délibération pour quelle participation ? Il raconte comment, après avoir effectué un consciencieux porte à porte, certains élus s'effarent que les gens chez qui ils sonnent ne leur parlent que de problèmes très particuliers et s'inscrivent, d'emblée, dans une relation de type clientéliste. Ils y voient la confirmation de cet individualisme auto-centré qui rendrait le peuple de plus en plus incivique. Ils ne semblent pas s'être avisés que la situation même du porte à porte, cette forme de rencontre individualisée et impromptue, pouvait induire le comportement qu'ils déplorent.

Les mêmes habitants, dans un Atelier Participatif d'évaluation citoyenne prenant le temps et les moyens d'une délibération collective et informée, auraient, j'en suis sûre, adopté une tout autre posture. Car ce ne sont pas « les gens » qui sont d'abord en cause mais, souvent, les conditions dans lesquelles la parole des citoyens est sollicitée.

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

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Lundi 26 mai 2008

4èmes Rencontres Europe-Amériques sur la démocratie participative 23 mai 2008 Maison de la Région Poitou-Charentes

Bonjour à toutes et à tous.

Et merci à vous, Richard Descoings, d'être fidèle à ce rendez-vous annuel pour lequel, une fois encore, les équipes de Sciences Po et de la Région se sont mobilisées ensemble. Je suis heureuse de vous souhaiter la bienvenue en Poitou-Charentes pour ces 4èmes Rencontres sur la démocratie participative qui, cette année, s'ouvrent à des chercheurs des 3 Amériques : celles du Sud, du Centre et, pour la première fois, du Nord. Merci aux scientifiques de nos deux continents de nous apporter l'éclairage de leurs travaux. Et merci aux élus et aux responsables gouvernementaux venus de Suède, de République dominicaine et de Catalogne de verser à la réflexion commune les démarches de démocratie participative qu'ils conduisent dans leurs pays respectifs.

S'il est une mondialisation féconde et toujours heureuse, c'est celle de la circulation des idées et des initiatives qui visent à associer plus directement nos concitoyens aux choix qui les concernent. Permettez-moi de remercier aussi deux fidèles de ce rendez-vous annuel, dont les analyses nous empêchent, au cas où nous en aurions la tentation, de nous endormir sur nos modestes lauriers participatifs : Yves Sintomer, qui nous rejoindra cet après-midi, et Loïc Blondiaux qui, lui, est déjà parmi nous. Leurs réflexions nous accompagnent depuis longtemps.

1) 1ères Rencontres 2005 : le Budget Participatif des Lycées

Je me souviens de nos 1ères Rencontres, en juin 2005. La nouvelle majorité régionale était élue depuis moins d'un an.

Nous avions pris devant les électeurs l'engagement de mettre la démocratie participative en pratique, non pas comme un petit supplément d'âme sur des sujets périphériques mais comme une démarche permanente appliquée aux priorités de l'action régionale.

Nous avons présenté, dans cet hémicycle, le Budget Participatif des Lycées créé quelques mois plus tôt et le choix qui était le nôtre: commencer par le coeur de métier historique des Régions françaises, les lycées, et un domaine qui engage, en Poitou-Charentes, presque le quart du budget régional.

Notre conviction était que la participation des citoyens ou des usagers d'un service public ne doit pas être une vague consultation aux règles floues et aux conséquences opérationnelles incertaines. Cette forme de démocratie doit donner à ceux qui acceptent de s'y engager un vrai pouvoir d'influer sur les politiques conduites en leur nom et, dans le cas des Budgets Participatifs, d'orienter la dépense publique.

Ce n'est pas la même chose, en effet, de concéder à la marge une petite enveloppe ou de permettre de peser sur les orientations budgétaires d'une collectivité. C'est pourquoi nous avons décidé d'affecter chaque année à notre Budget Participatif la somme globale de 10 millions d'euros.

Ce processus est expliqué dans le petit dossier qui vous a été remis. J'en soulignerai simplement 3 caractéristiques, à mes yeux essentielles :

– Premièrement, sa dimension doublement « inclusive », comme disent les chercheurs : dans chaque établissement, les Assemblées du budget participatif sont ouvertes à tous (élèves, personnels, parents) et, sur l'ensemble du territoire régional, toutes les filières d'enseignement (général, technologique, professionnel, agricole et adapté), tous les milieux sociaux, toutes les zones d'habitation (urbaines, péri-urbaines et rurales) sont concernées.

– Deuxièmement, l'attention portée à ce qui est le plus difficile : la qualité de la délibération, en petits groupes (propices à l'expression de chacun, même les moins habitués à prendre la parole) et en séances plénières (moment d'échange des arguments et de mutualisation des préoccupations dans une perspective de construction de l'intérêt général) ;

– Troisièmement, le pouvoir effectivement partagé de décider puisqu'au terme du processus, les participants votent sur les projets qu'ils ont eux-mêmes proposés et estiment prioritaires (chacun dispose de 10 bulletins qu'il peut répartir à son gré) ; la Région s'engage à financer non pas toutes leurs propositions mais celles arrivées en tête, ce qui correspond en général aux 3 premiers projets qui ont recueilli le maximum de suffrages dans chaque lycée.

Aujourd'hui, ce Budget participatif, généralisé à tous les établissements de la région, est entré dans les mœurs. L'expérience concrète a eu raison des craintes, des réticences et des résistances qu'il a suscitées lors de sa création.

La participation augmente régulièrement, preuve sans doute que l'appétit participatif vient... en participant et au vu des résultats.

2) 4èmes Rencontres 2008 : Ateliers Participatifs et Jurys Citoyens

Je sais que l'expression « jury citoyen» est souvent mal comprise, en France, à cause de son rapport avec les jurys d'Assises et peut laisser croire qu'il y a là un pouvoir de condamnation. C'est pourquoi nous les appellerons Ateliers Participatifs d'évaluation citoyenne.

Nous voilà maintenant en 2008 et je suis heureuse, à l'occasion de ces 4èmes Rencontres, de vous annoncer que nous venons de franchir un nouveau pas en mettant en place ces Ateliers Participatifs tirés au sort et chargés d'évaluer l'efficacité des politiques régionales dans différents domaines où la Région intervient.
C'est, là aussi, un engagement que nous avions pris devant les électeurs.

Nous avons tenu parole avec le souci d'avancer sans précipitation mais avec détermination, de l'amont (les décisions) à l'aval (leur évaluation). En prenant le temps de caler à chaque fois une méthodologie qui tire les leçons d'expériences menées ailleurs (c'est pourquoi ces Rencontres annuelles nous sont si précieuses) et s'efforce de répondre aux attentes des citoyens dans le contexte qui est le nôtre, en liant étroitement ces deux préoccupations pour moi indissociables : l'approfondissement politique de la démocratie et l'efficacité de l'action publique.

3) L a remise en cause de nos façons de travailler

Cela suppose d'accepter l'impact en retour de la démocratie participative sur nos façons de travailler. Ce choc-là n'est pas le moindre ! Pour les élus comme pour les fonctionnaires. Il a bousculé l'idée que chacun se faisait de l'exercice de son mandat ou de son métier.

Nous avons été confrontés à une obligation de transparence et de reddition des comptes que je crois salutaire mais qui constitue une petite révolution culturelle, parfois vécue comme déstabilisante. Chacun, cependant, s'est peu à peu aperçu de l'intérêt qu'il y avait à pouvoir s'appuyer sur l'intelligence collective des citoyens. Les préjugés et les préventions ont battu en retraite. Et c'est pour moi une grande satisfaction de découvrir que, de lui-même, tel ou tel service de la Région prend aujourd'hui l'initiative d'une démarche participative qui lui semble aller de soi.

Ces citoyens que certains disaient trop ignorants pour juger en connaissance de cause, trop égoïstes pour se hisser au niveau de l'intérêt collectif, trop naturellement dépensiers pour optimiser la dépense publique, trop ceci ou pas assez cela,

eh bien ils se sont révélés à l'usage fort sensés, fort responsables, capables de poser des questions très pertinentes et d'effectuer des choix judicieux.

Mieux : nous leur devons une véritable « opération vérité » sur nos procédures et le chiffrage des opérations qui nous incombent. Je ne réduis bien sûr pas la démocratie participative à une simple technique managériale mais elle nous aide beaucoup à faire qu'« un euro dépensé soit un euro utile ». L'argent public, fruit de l'impôt, est celui des citoyens. Ce n'est donc que justice qu'ils puissent participer plus directement aux choix et aux évaluations concernant son utilisation.
4) Légitimité politique et expertise d'usage des citoyens

Budget Participatif ou Atelier Participatif d'évaluation citoyenne, c'est la même conviction qui nous anime : les citoyens ont une légitimité politique à s'occuper des affaires communes non seulement lors des rendez-vous électoraux mais pendant toute la durée d'une mandature. Ils ont en outre une expérience concrète de ce qu'ils vivent quotidiennement, une expertise d'usage que des traditions politiques jacobines, un certain tropisme technocratique et une conception souvent frileuse de la démocratie nous ont, en France, trop longtemps dissuadés de mobiliser.

Lorsque les citoyens sont placés dans les conditions d'une délibération de qualité (c'est le point central et l'objet de vos travaux d'aujourd'hui), lorsqu'on ne cherche pas à les transformer en tenants d'une expertise savante, lorsqu'on leur donne les moyens de produire un avis éclairé, leur apport est un formidable enrichissement de l'action publique.

5) Pour des politiques publiques réactives

Au fil d'une assez longue expérience politique, j'ai souvent constaté que des politiques publiques animées des meilleures intentions pouvaient rater leur objectif, ne pas atteindre ceux auxquels elles étaient destinés ou les enferrer dans la situation dont elles devraient les aider à sortir ou encore s'accompagner d'effets pervers non pris en compte à l'origine. Les signaux d'alerte ne fonctionnent pas toujours et elles continuent sur leur lancée jusqu'à la prochaine échéance électorale comme s'il s'agissait de tankers trop lourds à manier pour qu'on rectifie le cap en cours de traversée.

Ma conception de l'action publique est à l'inverse. Il faut, bien sûr, fixer un cap et des objectifs auxquels mesurer les résultats. Mais, de nos jours, les politiques publiques doivent être plus réactives. Elles doivent pouvoir être ajustées, chemin faisant, aux attentes des citoyens et être rectifiées dans une temporalité plus brève que l'écart entre deux mandats.

L'expertise technique est nécessaire mais elle doit pouvoir être croisée avec l'expertise citoyenne. La modernisation de l'action publique comme la revitalisation de la démocratie sont à ce prix. C'est pour cela que nous mettons en place des Ateliers Participatifs Citoyens qui évaluent nos politiques dans différents domaines : les bourses d'aide à la création d'activités et d'emplois, la lutte contre le changement climatique, les actions variées mises en place dans les lycées, le micro-crédit régional, l'installation des jeunes agriculteurs, etc.
6) Un faux procès en populisme

Je me souviens d'avoir parlé pour la première fois des Jurys Citoyens en 2002, à la tribune de l'Assemblée nationale. Dans l'indifférence générale. En 2004, nous avons intégré ce projet dans notre programme régional pour la mandature. Mais lorsqu'en 2006, je les ai à nouveau évoqués, quel tollé !

Je vous fais grâce de tous les noms d'oiseaux dont on m'afffubla alors mais je ne résiste pas au plaisir de vous citer cet extrait d'une des charges les plus virulentes : « Depuis plusieurs années, on cherche par tous les moyens à donner le pouvoir à des non élus pour éviter et contourner le suffrage uninversel. Des peureux et des battus, des riches, des prétentieux, certains intellectuels, des ratés et j'en passe, veulent gouverner sans l'onction du peuple. C'est contraire aux principes fondamentaux de la République. On sait bien que tout cela déborde très vite sous la pression des petits justiciers de chef-lieu de canton qui crient plus fort que les autres. Pourquoi aussi ne pas embarquer les élus sur un cheval et les emmener dans la pampa pour les pendre haut et court, comme au bon vieux temps du Far West ? Trêve de plaisanteries : la démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets ».

Sur tous les tons, on instruisit contre moi un féroce procès en populisme (mais les Français, eux, trouvèrent majoritairement l'idée intéressante). Pourtant, le meilleur moyen de contrer le populisme qui instrumente les peurs et les ressentiments de ceux qui se sentent délaissés et méprisés, c'est justement d'ouvrir plus largement les portes de la démocratie en donnant aux citoyens un pouvoir accru de contrer le désordre des choses et d'influer sur le destin collectif.
Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés, capables de confronter leurs arguments dans le respect mutuel. C'est le sentiment d'impuissance qui alimente le populisme. Et c'est le sentiment d'appartenance constructive à une collectivité qui tient compte de leur avis qui renforce l'attachement des citoyens à la démocratie et désamorce la peur de l'autre.
Le lieu de la politique, c'est la société. Dans l'espace politique doivent s'articuler le particulier et l'universel. Alors oui, le meilleur antidote à la démagogie populiste, cette promesse fallacieuse de fusion au rabais, c'est une démocratie participative bien pensée et loyalement mise en pratique, qui redonne du poids à la parole de ceux qui peuvent la prendre et de ceux qu'on invite à la prendre.

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

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Dimanche 25 mai 2008

PETITION

De nombreux premiers fédéraux (25) du PS se sont déjà engagés au coté de Ségolène Royal dans le cadre de sa démarche pour “revivifier” le Parti Socialiste et lui donner un nouveau souffle dans la perspective du congrès socialiste de Reims…avec des étapes claires (consultation participative/contribution/motion) et une volonté de contribuer à un débat utile, serein..Nous porterons au sein des sections, fédérations et du parti notre sensibilité qui s'exprimera autour de Ségolène Royal et de l'ensemble des camarades qui s'y reconnaitront !

Dans ce cadre, pour les camarades de Dordogne (militants PS/DA ou DA), je vous encourage vivement à joindre vos noms à la suite de la déclaration des 25 premiers fédéraux du PS, document à faire circuler et à reproduire, ou à m'adresser par mail vos coordonnées accompagnées de quelques informations essentielles (nom,prénom, e-mail ou adresse postale, section PS de Dordogne, accord ou refus de voir votre nom publié dans la liste de soutien).

Merci d'avance

J.LACASSAGNE, PS/DA Périgueux

Article paru sur : http://desirsdavenir24.unblog.fr


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Dimanche 25 mai 2008

Ségolène Royal s'est déclarée prête à prendre la tête du Parti Socialiste, pour en faire un grand parti destiné à proposer une alternative crédible.

Fidèle à sa conception de la politique, elle propose aux militants socialistes (mais aussi à tous les sympathisants de Gauche) de participer à une contribution qu'elle proposera au prochain Congrès du PS.

 

Evidemment, cette initiative est sérieusement encadrée, autour de 10 questions fondamentales :

 

A) Un projet offensif et crédible de transformation sociale

1) Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?

2) Le socialisme ne peut pas se contenter d'aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3) Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4) Il faut pousser l'agilité des entreprises, le goût du risque et l'esprit d'entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5) Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l'entreprise ?

 

B) Jeter les premières bases de la refondation idéologique et programmatique

6) Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales ?

7) Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8) Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient  victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9) Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

 

C) Nous doter d'un instrument politique moderne et offensif en phase avec notre temps

10) Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

  Vous pouvez contribuer sur le site « Congrès Utile et Serein » 

Les équipes de Ségolène Royal se chargeront se synthétiser les contributions, pour l'aider à produire un texte cohérent et bien sûr, conforme à ses propres valeurs. D'ailleurs les premières synthèses, provisoires, sont accessibles sur le site.

Article paru sur : http://segolaisne.over-blog.fr

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Samedi 24 mai 2008

Dans un esprit responsable et non partisan, Ségolène Royal a décidé que, dès la semaine prochaine, les aides promises par la région Poitou-Charentes seront versées aux familles en attendant la finalisation des aides gouvernementales. Mais nous ne ferons pas l'économie d'un plan plus long terme comme le notent l'ensemble des acteurs de cette crise.


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Samedi 24 mai 2008

Un homosexuel Camerounais menacé d'expulsion

Chers tous,

Pablo est un membre actif de Désirs d'avenir et est inscrit au PS dans la section du 19e de Paris. Il soutient Ségolène depuis 4 ans. Il était à Melle en septembre (dans le car de Fatou).

Son vrai nom est Paul Patience NGUIMBOUS, il a 29 ans.

Il est aujourd'hui en vue d'être expulsé vers son pays le Cameroun: il a été interpelé le mardi 13 mai dernier par la police dans la région lilloise et est depuis en centre de rétention. Il est sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.

Il est en France depuis 2001 où il est venu pour étudier. Après l'échec de ses études, il n'as pas pu renouveller ses papiers. Sa vie est aujourd'hui en France et il n'a plus rien à faire au Cameroun, à tel point qu'il est actif dans vos forums et inscrit au PS... alors meme qu'il ne vote pas.

Pablo est aussi membre de l'association ARDHIS, qui défend les droits des gays immigrés en France (ardhis.org). Je suis le président de cette association et je me pemet de vous interpeler aujourd'hui car le tribunal d'instance de Lille a confirmé la décision d'expulsion malgré tous les éléments que nous avons apporté pour établir les risques qu'il encourait s'il était rapatrié. En effet, on enferme encore régulièrement pour faits d'homosexualité au Cameroun et la société est foncièrement homophobe.

Des associations tels qu'Act Up ou Homosexualité et Socialisme et bien sûr la nôtre l'ont soutenu devant le tribunal.

Dernière chance : sa demande d'asile qui sera entendu par l'OFPRA lundi matin ... mais nous sommes peu optimiste puisque l'ofpra ne délivre qu'exceptionnellement l'asile dans ce type de procédures et pour le motif de l'orientation sexuelle. Si c'est un refus, il fera alors recours auprès de la Cour Nationale du Droit d'Asile ... mais ce recours ne suspendra son expulsion !

Dès que la décision de l'ofpra tombera (entre lundi et mercredi prochain), il deviendra alors expulsable sans délai ... dès qu'une place sera disponible sur un vol pour Yaoundé.

Pour etre soutenu, il a contacté Jean Christophe Cambadélis à l'Assemblée pour lui demander de le soutenir puisqu'il dépend de sa section. Mais c'est pour le moment, sans suites... !!

Je suis moi même inscrit au PS du 12e et je ne peux imaginer que son engagement totalement désinteressé pour le parti socialiste et pour Ségolène ne lui vaudrait pas un certain retour d'ascenceur alors même que c'est son integrité qui est en jeu !!

Pour l'aider, n'hésitez pas à contacter en masse le cabinet du préfet de Lille par fax ou par tel en demandant la non-exécution de cette expulsion en faisant mention de son nom PAUL PATIENCE NGUIMBOUS, en rétention au centre de Lille-Lesquin:
Daniel CANEPA

Tel: 0320305959

Fax: 0320570802

Je m'appelle Thomas et je suis joignable au 0619640391 ou par email sur tomafl@hotmail.com
Il est lui même joignable au 0320327620, le téléphone public de son centre de rétention.
Merci de votre mobilisation

Thomas
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Je publie cet article sur mon site en éspérant que la "notoriété" de celui-ci pourra être utile.

De plus, j'envoie ce samedi, une lettre au Préfet du Nord

Cordialement
Kévin - SégolènePour2007

Article paru sur : http://segolenepour2007.over-blog.com/

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Vendredi 23 mai 2008

Le camarade Bertrand Delanoë a fait publier une liste élargie de soutiens. Celle-ci est passée de 94 noms à 193 noms.

La première liste rendue publique avait surtout confirmé ce que beaucoup savaient déjà, à savoir que l’ancrage politique de Bertrand Delanoë est surtout très parisien et qu’il s’appuie sur les premiers cercles jospinistes, sur quelques responsables fédéraux (cinq en tout, soit Paris, la Sarthe, le Jura, la Haute Garonne et le Tarn et Garonne, vingt-cinq pour Ségolène) et enfin sur trente parlementaires (sur deux cent soixante seize députés et sénateurs socialistes).

La liste élargie de Betrand Delanoë, qui est consultable sur son site, confirme la faiblesse structurelle de sa candidature probable (rappelons que Delanoë ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat au premier secrétariat)

Ce qui est sans doute le plus frappant - il n’y a bien entendu de notre part aucun dénigrement (mais un constat reste un constat) - c’est que cette liste mentionne déjà les signatures individuelles de militants. Généralement , les signatures de militants apparaissent après celles des « poids lourds » et des titulaires de mandats publics d’envergure nationale. Et sans grande surprise, on relève que nombre de ces militants proviennent de fédérations qui soutiennent officiellement ce qu’il est convenu d’appeler « la motion Jospin Delanoë ».

On notera cependant quelques soutiens proches du Directeur Général du FMI. Mais on ne peut pas dire qu’il s’agit de strauss-kihstes du premier cercle. Les gros bataillons sont en effet formés des restes de la Jospinie.

Bien entendu, les militants feront un choix éclairé en fonction des motions en présence et des grandes orientations que chaque candidat proposera pour le Parti socialiste et le pays. Mais, si on se cantonne uniquement au critère de l’ancrage au sein du PS, on note déjà d’importantes différences entre les candidats en présence. De ce point de vue, la candidature de la camarade Ségolène Royal apparaît infiniment plus solide et crédible.

ARTICLE PARU SUR :  http://www.lozere-socialiste.fr

Par TITOF - Publié dans : EN ATTENDANT LE CONGRES - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 22 mai 2008

Julien Dray, porte-parole du PS, et Benoît Hamon, député PS européen, ont réagi de manière très critique, mercredi 21 mai, au livre très attendu de Bertrand Delanoë, "De l'audace!". Dans ce livre à paraître aujourd'hui, et dont Le Nouvel Observateur publie des extraits en exclusivité, le maire de Paris affirme être à la fois "social et libéral".

Julien Dray se demande "pourquoi, tout d'un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture", et Benoît Hamon se dit "incrédule" face à cette "ode au libéralisme", qui lui semble aller "à rebours de l'évolution de la gauche", de plus "au moment où le modèle économique libéral est en plein marasme". Moralité, "il n'y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë".

" Je reste de formation marxiste "

Julien Dray a exprimé son désaccord avec la vision prônée par Bertrand Delanoë mercredi sur la chaîne Public Sénat : "Je reste de formation marxiste. Ca ne veut pas dire que je reste dogmatique. Je considère que dans l'analyse de la société de l'époque, tout n'est pas à rejeter. Si vous me parlez de la dictature du prolétariat, (...) je la rejette totalement", a déclaré le député de l'Essonne.

Julien Dray s'est demandé si, alors qu'on disait qu'un congrès socialiste se gagnait à gauche, "un congrès socialiste ne se gagne pas sur la droite" désormais.
"Il y a une sorte de souci de respectabilité qui s'est installé dans cette discussion, je ne sais pas si elle est très porteuse", a-t-il ajouté en se demandant "pourquoi, tout d'un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture".

" A rebours de l'évolution de la gauche "

Benoît Hamon, pour sa part, estime que Bertrand Delanoë "nous joue l'ode au libéralisme", qui lui semble aller "à rebours de l'évolution de la gauche".
Dans un entretien à paraître jeudi dans France Soir, Benoît Hamon juge "assez baroque" la volonté affichée par le maire de Paris d'inviter la gauche à se réapproprier le libéralisme.

"Au moment où le modèle économique libéral est en plein marasme, où on réalise, partout dans le monde, que la dérégulation du système nous a conduit dans l'impasse, avec les crises bancaires, financières et énergétiques, Bertrand Delanoë nous joue l'ode au libéralisme", juge Benoît Hamon.
"Cela me semble aller à rebours de l'évolution de la gauche", affirme-t-il évoquant les Etats-Unis, où Hillary Clinton et Barack Obama "prennent le contre-pied des positions démocrates en remettant en cause le libre-échange" et en Europe, "où la social-démocratie est en crise, puisqu'elle a perdu 13 des 15 dernières élections!" .. "Que Bertrand Delanoë fasse son entrée dans le congrès comme cela, je trouve cela surprenant".

Pas de différence avec Ségolène Royal

Se disant non pas déçu, mais "plutôt incrédule", Benoît Hamon attendait "le plus important, à savoir l'offre politique..." et "cela confirme en tout cas ce que nous pressentions : il n'y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë".

Benoît Hamon envisage de présenter une motion au prochain Congrès et ne sera "pas seul". "Je serai sur un troisième texte qui entend défendre une gauche moderne. Car la modernité consiste à rompre avec le cadre traditionnel de la pensée, donc le centre-gauche" .. "La gauche du parti peut se retrouver sur nos idées, mais je pense qu'il faut l'élargir. Une alliance avec Claude Bartolone, qui représente les fabiusiens, est possible".

Source : Nouvelobs.com

 

Article paru sur : http://www.savoiesdavenir.org/

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Libre parole
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Mercredi 21 mai 2008

6. Doc Gyneco, le nouvel ami du président

En décembre 2006, Doc Gyneco est condamné à 700 000 euros d'amende pour avoir confondu les comptes de sa société de production avec ses deniers personnels. Il aurait mis sur son compte en banque 400 000 euros appartenant à sa société.

Bizarrement, c'est pile à ce moment-là qu'il apparaît comme soutien inconditionnel de Nicolas Sarkozy. Il est approché par Pierre Charon, conseiller du futur président pour s'afficher auprès de Nicolas Sarkozy et faire contre-feu à l'embrasement des banlieues.

En 2007, il publie un livre, Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France.

Il travaille actuellement à la production d'un disque avec Pierre Sarkozy, l'un des fils du président.

7. Isabelle Adjani, Patricia Kaas et Marie Laforêt aiment la tranquillité

"Lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter" : c'est ainsi qu'Isabelle Adjani parlait en 1996 de son départ pour Genève.

Isabelle Adjani compterait aussi de la famille à Lausanne et à Zürich.

C'est aussi la qualité de vie que Patricia Kaas met en avant pour expliquer son exil doré en Suisse, sur les bords du lac de Zürich...

Quant à Marie Laforêt, elle a choisi d'habiter la vieille ville de Genève depuis 1978 pour y élever ses enfants. Depuis, elle a acquis la nationalité suisse.

8. Karl Lagerfeld, le ministre et la cassette

Pendant 15 ans, Karl Lagerfeld n'a pas payé ses impôts en France. Résultats des courses, le couturier de la maison Chanel écope d'un redressement fiscal de 87 millions de francs en 1999.

Son avocat, Alain Belot, ira directement voir le ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Srauss-Kahn, pour avoir une "remise". Une démarche payante puisqu'il ne paiera "que" 46 millions de francs. La suspicion est énorme : maître Belot aurait alors "négocié" cette ristourne contre la fameuse cassette Méry !

Dominique Strauss-Kahn choisira de démissionner quelque temps plus tard.

9. Charles Aznavour, le précurseur

Après quelques démêlés avec l'administration fiscale française, Charles Aznavour a élu domicile en Suisse dès 1976.

Il s'installe d'abord en Valais puis à Cologny dans la banlieue de Genève.

10. Michel Polnareff, trahi par son comptable

En 1973, le fisc reproche à Michel Polnareff d'avoir caché à l'administration la somme de 5,7 millions de francs. Polnareff s'en défend... et pour cause, c'est son comptable, fort indélicat, qui a détourné la somme !

Michel Polnareff fuit alors à Los Angeles où il réside toujours. Et l'administration fiscale mettra 15 ans à reconnaître que Michel Polnareff n'était que la victime de ce détournement.

En 2007, selon le classement du Figaro, il était le chanteur français qui avait récolté le plus d'argent avec un revenu annuel estimé à 5 millions d'euros !

Article publié sur : http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/

Par TITOF - Publié dans : Economie et fiscalité
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