Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 15:01

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Lorraine / Société

Ségolène Royal met la pression

Tournée des syndicats, visite de Corus rail à Nilvange, prise de parole sur le piquet de grève CGT du site de Gandrange… Cette nouvelle irruption de la socialiste a fait un tabac.
L'adversaire de Nicolas Sarkozy a exigé hier, en Moselle, le respect des engagements pris par l'Etat et par l'industriel dans la restructuration de l'aciérie de Gandrange.
Tournée des popotes syndicales, visite de Corus rail à Nilvange, prise de parole sur le piquet de grève CGT du site de Gandrange… Comme attendu, cette nouvelle irruption de la socialiste dans le dossier de « la délocalisation de confort » opérée par MittalArcelor a fait un tabac. S'immergeant dans cette France du labeur et de la crise, première étape sur le chemin de la conquête du PS, l'ex-candidate à l'Elysée s'ancre dans le pays réel. Celui auquel l'actuel locataire de l'Elysée avait promis de revenir, d'ici fin juin, graver dans le marbre les promesses de Lakshmi Mittal sur la revitalisation de la filière. Une pilule qui ne passe pas. Le cédétiste Edouard Martin l'a rappelé hier avec émotion, à l'intention de Royal alors en mairie de Fameck. « La plaque de marbre attend toujours dans le garage. Et ça n'est pas une plaque funéraire. On n'a pas le droit de jouer avec nous. Attention à la "Gandrangite" qui ronge cette vallée ! Elle symbolise le manque d'anticipation des industriels. D'ici 2012, les effectifs baisseront de 40 % et on n'a toujours pas mis en place les outils pour opérer les transferts de compétences. Chaque semaine qui passe est une semaine perdue. On est en danger de mort. »Au diapason, Ségolène Royal ne mégote pas son soutien. Elle le fait à la manière d'un Besancenot. Prudente, elle se garde d'ailleurs de tout coup de griffe à l'endroit du postier de la LCR, qui lui a grillé la politesse à Gandrange (lire ci-contre). Daniel, militant rallié au ségolénisme, s'en charge pour elle, remonté par cette singulière concordance de calendrier : « C'est Sarko qui a mis un billet de train dans la poche de Besancenot. Sa pire crainte, c'est un nouveau duel contre Ségolène, il préférerait affronter Delanoë, alors il nous balance Besancenot dans les pattes. » Voilà pour l'explication, livrée brute de décoffrage dans la chaleur et le vacarme de la grande halle de Corus rail.

En opposante acharnée, Royal étrille l'impuissance du gouvernement. « Ce que je retiens de cette journée, c'est ce manque d'anticipation. On mesure à quel point il est nécessaire de prendre en compte l'expertise des salariés. Il faut accorder par la loi un pouvoir d'alerte aux syndicats. Cette méthode a fait ses preuves dans d'autres pays européens, où, je le répète, un site industriel ne pourrait pas fermer dans de telles conditions, dans un secteur d'activité ­ l'acier ­ en croissance de 5 % par an. »

A celle qui réclame le remboursement des aides publiques et le respect des engagements pris en matière de reclassement, Jean-Pierre Masseret suggère un état des lieux des sommes versées. Mais déjà son homologue de Poitou-Charentes embraye à l'intention des représentants de salariés : « C'est vous qui défendez le fleuron de l'industrie française, en lieu et place de l'Etat qui devrait pourtant être au corps à corps avec cette réalité sociale et industrielle. Au lieu de sa scandaleuse désinvolture, le président de la République devrait incarner l'avant-garde de ce combat », conclut l'oratrice dans un vibrant élan de patriotisme économique.

Entre deux appels à la mobilisation, Royal retrouve ses réflexes de candidate. Le temps d'un déjeuner avec le maire de Metz, suivi de son soutien apporté à Clément Arnould, premier adjoint de Fameck en lice pour la cantonale partielle en remplacement de Gérard Lamm, elle sonde les coeurs et les reins pour la nouvelle partie qui se joue. Celle-là la concerne au premier chef. Pour être chef. Mais sans bataille de chefs. A ce qu'elle promet.

Xavier BROUET.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Metz / Actualité
« Ségolène me porte chance ! »

Dominique Gros maire de Metz et Michel Liebgoitt (député) accueillent Ségolène Royal en gare de Metz.
Pour la seconde fois en trois mois, Dominique Gros a accueilli sur ses terres Ségolène Royal. Non plus en qualité de candidat aux municipales, comme au mois de février, mais ceint de l'écharpe de premier magistrat. Le maire est donc allé quérir l'ex-candidate à la présidentielle (et désormais candidate à la tête du parti socialiste) en gare de Metz, hier à midi. « Que voulez-vous, elle me porte chance ! », s'est enflammé Dominique Gros, qui avait convié son hôte à un déjeuner à l'hôtel de ville, auquel participaient également les députés Aurélie Filipetti et Michel Liebgott, le patron du PS en Moselle Jean-Marc Todeschini, le président de la Région Jean-Pierre Masseret, et le sénateur de Paris David Assouline. Au menu : saumon fumé et volaille aux morilles, arrosés d'un petit vin d'Alsace. Selon l'un des participants, il ne fut « nullement question » de la guerre des chefs au PS mais seulement de l'avenir du site de Gandrange et… de la politique de Sarkozy. La victoire de la gauche à Metz fut, tout de même, évoquée entre la poire et le fromage.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Thionville / Actualité

Ségolène, la sidérurgie et la politique

Celle qui brigue la tête du Parti socialiste était là pour « comprendre, entendre et écouter » comme l'a indiqué Clément Arnould. /

Hayange, Gandrange, Fameck… Ségolène Royal, accompagné des ténors locaux du Parti socialiste, a passé sa journée dans les Fensch et Orne Vallées…

18h30 tapantes, Ségolène Royale est entrée espace Victor-Hugo à Fameck. Pour l'accueillir, une nuée de photographes, plutôt qu'une foule en délire.

Rayonnante, à peine marquée par cette folle journée frappée du sceau de la sidérurgie et du développement économique, celle qui brigue la tête du Parti socialiste a pris place sur une tribune fortement chargée d'élus. Tous socialistes, forcément. Composée d'une majorité de femmes… incontestable signe des temps.

A ses côtés, quelques hommes tout de même. Dont Michel Liebgott, député-maire de Fameck et, l'autre star de la soirée, Clément Arnould. L'actuel candidat à la cantonale partielle du canton de Fameck, arrivé largement en tête du premier tour (47,72 %) devant son challenger UMP Rémy Sadocco (23,76 %). Le tout avec une abstention record de près de 75 %… autre signe des temps.

Car hier, finalement, il n'y avait pas tant de monde que ça. Une petite centaine de curieux, jeunes, couples, familles avait certes fait le déplacement, arrivant au compte goutte salle Victor-Hugo, portable bien en main pour ne pas rater la photo. Carnet et stylo déjà sortis pour oser l'autographe. Le discours de Ségolène sur la sidérurgie en danger, les délocalisations, l'amendement Gandrange que les députés PS vont tenter de faire passer… a bien peu passionné les foules. Ségolène joue de son image. Hier, elle donnait le sentiment d'en avoir été victime, même si Clément Arnould affirmait qu'elle était là pour « comprendre, entendre et écouter » la problématique liée au monde industriel et notamment la sidérurgie. « Elle est aussi venue rencontrer le public. Il n'y a qu'elle qui peut rassembler avec un message novateur, capable de trouver une majorité élargie ».

L.S

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 18:20
Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :

CITATIONS
1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…) Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c'est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes,on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »

« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »

2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »

3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...)

Donc, pas question de jeter l'opprobre sur le mot lui-même (…).

(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."

COMMENTAIRES
Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.
Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.

Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.


 

Article paru sur : http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com


Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Rénovation Socialiste
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Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 10:48

Propos recueillis par Elsa GUIOL - Le Journal du Dimanche

Jeudi 29 mai, le tribunal de grande instance de Lille décidait d'annuler un mariage en considérant que le mensonge de la femme - de confession musulmane, comme son mari - concernant sa virginité, constituait une "erreur sur les qualités essentielles" de l'ex-conjointe. Ségolène Royal est revenue pour le JDD sur ce retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes.
Que vous inspire ce jugement?

C'est une régression du droit et de la dignité des femmes. Un retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes, au droit qu'elles ont acquis de disposer librement de leur corps. Ce jugement est, par ailleurs, contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes. Considérer que la virginité est une « qualité essentielle de la personne »

pour une femme et pas pour un homme, c'est le signal d'une régression très forte pour toutes les femmes d'aujourd'hui. Les jeunes surtout.

Faut-il changer la loi?

Pas forcément. La juge aurait très bien pu prendre en considération l'évolution de la société et des moeurs, ainsi que la capacité qu'avaient le mari et la femme à s'entendre avant. Elle avait toutes les bases juridiques pour ne pas annuler le mariage. Cette affaire aboutit à l'humiliation publique d'une femme. Si une femme avait fait un recours pour non-virginité du mari, dont il est d'ailleurs difficile d'apporter la preuve, le juge aurait-il considéré que c'est une qualité essentielle du mariage? Manifestement non. C'est parce qu'il s'agit d'une femme que cette décision a été prise. C'est inacceptable. Le droit permettait parfaitement au juge de prendre acte de l'impossibilité de vérifier l'équivalent chez le mari et du coup, au nom de l'égalité homme-femme, de rejeter la demande. Après tout, les époux n'avaient qu'à divorcer.

Craignez-vous un impact de cette décision dans la société?

On nous invente là une belle jurisprudence! Quelles vont être les conséquences auprès des familles, des maris, des femmes elles-mêmes? Cette décision intervient à un moment où l'émancipation est difficile pour toutes les jeunes filles. Les parents pourront très bien en tirer argument pour imposer des contraintes supplémentaires à leurs filles, et surtout leur dénier le droit à une vie sexuelle avant le mariage. C'est grave. Cela relégitime les pratiques de domination des hommes sur les femmes, y compris des grands frères. Elisabeth Badinter a raison de dire que "la sexualité est une affaire privée et libre en France, absolument libre". L'annulation revient à légitimer le principe d'exigence de la virginité pour les filles avant le mariage. C'est donc une atteinte intolérable au droit de protection du secret de leur vie intime.

Article paru sur : http://segolenepour2007.over-blog.com

 

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Solidarités
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 05 2008 07:41

Ségolène Royal, candidate au poste de premier secrétaire du PS, suggère des sanctions à l'encontre de ceux qui au Parti socialiste se comportent "mal" en "dénigrant" leur parti, en allusion à Jean-Christophe Cambadélis qui avait parlé de "pétaudière".

Dans un entretien à VSD, interrogée sur les propos du député socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui avait qualifié la situation dans le parti de "pétaudière", l'ancienne candidate à la présidentielle s'interroge: "Est-il normal que ceux qui insultent leur parti puissent rester candidats au nom de ce parti?".

"Les militants ne tolèrent pas que des élus portent atteinte à la dignité du parti ou aux règles élémentaires de fraternité au sein du PS, alors qu'ils lui doivent leur élection", poursuit la présidente de Poitou-Charentes.

Mme Royal juge qu'il faut "instaurer un système de droits et de devoirs. On est élu parce qu'on bénéficie d'un parti, de ses militants, de son histoire, eh bien, on a des devoirs à l'égard de ce parti".

"Et ce système, si j'étais désignée, je le mettrais en place, poursuit-elle. Si le risque de perdre son investiture parce que l'on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d'autres socialistes existait, nous n'assisterions pas à ce type de dérapages".

Pour elle, "seul doit nous animer le débat d'idées. Mais, lorsque le parti aura décidé sa ligne politique, il faudra s'y tenir. Les militants ne supportent pas le brouhaha actuel, d'autant moins que ce sont des responsables politiques qui se permettent de porter atteinte à l'image du parti."

M. Cambadélis avait parlé de "pétaudière" au lendemain de l'annonce par Mme Royal de sa candidature à la direction du PS, qui venait s'ajouter à bien d'autres.
Il est grand temps de rétablir l'ordre dans ce parti. Ségolène a tout à fait raison car si pendant la campagne présidentielle il y aurait eu un 1er secrétaire qui faisait respecter sa candidate,alors la campagne n'aurait sans doute pas était la même. Je comprends maintenant pourquoi les éléphants ont peur qu'elle accède aux commandes du PS, ils ont du souci à ce faire ça c'est sûr!

130 élus de la région Poitou-Charentes viennent de s'associer à Maxime Bono (député-maire de la Rochelle) pour soutenir la démarche participative engagée par Ségolène Royal.

Article paru sur : http://sego59259.boosterblog.com/

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Rénovation Socialiste
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 05 2008 07:39

OLIVIER DE LAGARDE

Nous sommes en direct à proximité du bureau du boulevard Raspail à Paris.

Bonjour Ségolène ROYAL.

SEGOLENE ROYAL

Bonjour.
OLIVIER DE LAGARDE

Présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, ancienne candidate à la présidence de la République ; candidate officielle à la direction du PS, on va y venir dans quelques minutes ; mais commençons par la prestation radiophonique de Nicolas SARKOZY ce matin. Sur la question du pouvoir d’achat et du prix des carburants, Nicolas SARKOZY a proposé de consacrer les recettes supplémentaires de TVA générées par la hausse des carburants à un fonds destiné à alléger la facture des plus modestes. Ca c’est une bonne idée pour vous ?

SEGOLENE ROYAL

J’allais dire il est temps… Ca fait des mois que nous souffrons de la hausse des prix du carburant, des mois que je demande la baisse de la fiscalité sur le prix de l’essence. Vous savez que sur un litre d’essence, on paie 60% d’impôt, donc c’est un système qui ne va pas. Il y avait avant un système automatique qui permettait de baisser l’impôt lorsque le prix de l’essence augmentait, donc directement à la pompe, l’essence était moins chère. Il y a une autre solution, encore faut-il voir quand est-ce qu’elle sera mise en œuvre, à quel moment les gens vont récupérer cette prime à la cuve etc…

OLIVIER DE LAGARDE

Vous pensez que c’est un effet d’annonce ?

SEGOLENE ROYAL

Vous savez, on a tellement été échaudé par les annonces par rapport aux résultats ; s’il y a des mesures qui vont dans le bon sens, tant mieux mais actuellement tant qu’elles sont verbales… j’attends de voir. Il y aurait eu un système beaucoup plus simple qui aurait consisté à baisser la fiscalité sur le prix de l’essence pour qu’à la pompe, l’essence soit moins chère parce que je vois que Nicolas SARKOZY est allé à Rungis ; il était attendu aussi auprès des pêcheurs, vous savez qu’il leur avait fait beaucoup de promesses, ces promesses n’ont pas été tenues, donc il y a une situation dramatique. J’ai montré l’autre jour une fiche de salaire d’un pêcheur qui en dix jours de mer a gagné cinq euros, vous m’entendez ? 5,80 euros en dix jours de mer, c'est-à-dire en plus un métier difficile et dangereux. Il y a les ouvriers de Gandrange qui sont toujours frappés par une délocalisation, là aussi qui attendent toujours que les promesses qui ont été faites du maintien de l’usine d’ARCELOR MITTAL soient effectivement concrétisées. Donc attention à ces annonces qui ne sont pas suivies d’effets.

OLIVIER DE LAGARDE

Alors autre annonce ou plutôt confirmation, Ségolène ROYAL, la durée hebdomadaire légale du travail restera à 35 heures ; c’est quelque chose auquel vous étiez attachée ?

SEGOLENE ROYAL

Je crois que dans le contexte actuel de montée de la précarité, du chômage à temps partiel, des bas salaires, je pense que c’était une provocation que d’annoncer qu’en plus la durée du travail allait augmenter alors même qu’il y a tant de salariés qui subissent le chômage partiel et qui voudraient bien travailler plus longtemps à commencer par les caissières de supermarchés où là aussi Nicolas SARKOZY avait promis de résoudre leurs problèmes – je vois que les grandes surfaces n’ont jamais gagné autant d’argent et le problème du salaire et de la précarité des caissières n’est toujours pas résolu.

OLIVIER DE LAGARDE

Parlons un petit peu du Parti socialiste, si vous le voulez bien, et de ce débat que vous avez eu finalement à distance avec Bertrand DELANOË au sujet du libéralisme. Vous avez déclaré, je vous cite : « Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques. Je ne pourrai jamais dire, comme a dit Bertrand DELANOË, je suis libérale. » Alors, en attendant ça, j’ai tout de même sursauté, j’ai repris mon numéro du POINT daté du 27 mars où vous déclariez, je vous cite là encore : « Le libéralisme politique est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme démocratique, ce sont tous ceux qui, à gauche, savent combien les libertés politiques sont fragiles. » Finalement, vous dites la même chose que Bertrand DELANOË !

SEGOLENE ROYAL

Non. Pas du tout. Au contraire, vous venez exactement de lire ce que j’ai dit, il faut lire la phrase qui suit et qui dit…

OLIVIER DE LAGARDE

Ah, j’ai tout lu !

SEGOLENE ROYAL

Non, non, la phrase qui suit, qui est dans ce livre que vous venez de citer. Je dis ensuite : « L’idéologie du libéralisme économique du laisser-faire, du laisser-aller, qui permet la loi du plus fort, qui permet d’écraser les plus faibles, celle-ci ne convient pas. » Ce que je veux dire par là…

OLIVIER DE LAGARDE

Mais c’est ce que dit également Bertrand DELANOË !

SEGOLENE ROYAL

Je crois que la question que vous posez est une question extrêmement importante, qui ne se résout pas à un dialogue entre deux personnes. Je crois que les Français ont le droit de savoir au nom de quoi la politique agit et au nom de quelles valeurs. Les valeurs qui sont les miennes sont les valeurs du social, mais un social modernisé bien sûr, qui n’est pas opposé à la performance économique. Au contraire, je pense, contrairement à ce que dit le libéralisme économique, qui aujourd’hui a fait autant de dégâts, écoutez, on apprend aujourd’hui, ce matin, que les patrons du CAC 40 ont augmenté leurs rémunérations de plus 58 %, attendez, plus 58 % ! Il n’y a jamais eu autant de misère et de précarité en France. Attendez, voilà, le libéralisme économique…

OLIVIER DE LAGARDE

J’entends bien…

SEGOLENE ROYAL

Attendez. Donc, ce n’est pas la peine d’aller chercher des mots qui correspondent à des idéologies qui font aujourd’hui tant de dégâts dans le monde, y compris le problème du réchauffement planétaire…

OLIVIER DE LAGARDE

Vous avez des valeurs qui sont différentes de celles de Bertrand DELANOË aujourd’hui ? Vous avez vraiment cette impression là ?

SEGOLENE ROYAL

Ce que je pense… Une fois de plus, ce n’est pas le problème, ne réduisons pas ce sujet à un débat entre deux personnes. Ce que je pense aujourd’hui, c’est qu’il y a déjà tellement à faire pour redonner au socialisme tout son sens, toute sa modernité, toute son efficacité. Je pense, moi, que le socialisme peut être une idée neuve aujourd’hui pour le 21ème siècle. Pourquoi ? Parce qu’on n’a jamais eu autant besoin de social. Pourquoi ? Parce que je pense que les valeurs humaines doivent l’emporter sur les valeurs financières. Pourquoi ? Parce que je pense que la question éducative est une question majeure et qu’un pays n’a pas le droit d’en rabattre sur ses exigences éducatives. Donc, ce n’est pas la peine d’entraîner une confusion idéologique en allant chercher un mot qui appartient à nos adversaires politiques, qui appartient à la droite et dont l’application a fait autant de débats. Mais il ne faut pas confondre ça avec les libertés individuelles qui, comme je l’ai écrit dans le passage que vous citiez tout à l’heure, ont toujours fait partie du socialisme. JAURES – parce que vous l’avez cité – disait : « Le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout. » Aujourd’hui…
OLIVIER DE LAGARDE

Ségolène ROYAL…

SEGOLENE ROYAL

Juste un mot, parce que c’est important que les Français se saisissent aussi des débats d’idées…

OLIVIER DE LAGARDE

Ce qui est important, c’est que les Français saisissent la différence que vous avez par rapport à Bertrand DELANOË. Vous êtes tous les deux finalement en compétition pour prendre la direction du Parti socialiste, on a l’impression que finalement c’est juste une question de personnes, que sur le fond, vous êtes d’accord.
SEGOLENE ROYAL

Non, monsieur. Je viens de vous expliquer le contraire. Je crois que les Français n’ont que faire aujourd’hui des préparations du congrès du Parti socialiste.

Donc, quand…

OLIVIER DE LAGARDE

Vous présentez une motion antilibérale au congrès ?

SEGOLENE ROYAL

Je pense que ce qui est important, c’est de redonner du sens à la politique et que, aujourd’hui, l’angoisse que nous avons, c’est de savoir si la politique sert encore à quelque chose, si la politique est honnête, si elle est sincère. Quand l’actuel président de la République a promis de résoudre les problèmes du fait de sa seule élection et que l’on voit aujourd’hui le résultat, ça met en cause tous les responsables politiques. Parce qu’à un moment, les gens qui souffrent, qui ont peur, qui ont peur d’être tirés vers le bas, la France qui a du mal à valoriser ses atouts alors que nous en avons, les réponses concrètes que nous amenons sur nos territoires, moi en tant que présidente de région, je viens de créer le micro crédit pour aider les familles qui ont du mal avec leur pouvoir d’achat, où je paye le permis de conduire à des jeunes qui n’ont pas le premier euro pour accéder au permis de conduire. Parce que je pense qu’il y a des solutions concrètes qui peuvent résoudre les problèmes en répartissant mieux l’argent public et les richesses, tout en agissant au nom d’un certain nombre de valeurs.

Ces valeurs-là sont celles du socialisme et du social. Il n’y a pas besoin de se laisser entraîner dans une confusion pour faire moderne.

OLIVIER DE LAGARDE

Ségolène ROYAL, vous êtes candidate officiellement à la direction du Parti socialiste. Vous vous êtes déclarée également favorable à ce que le futur premier secrétaire soit le candidat du parti à la présidentielle ; est-ce à dire que si vous échouez dans votre conquête du parti, vous ne serez pas candidate ?

SEGOLENE ROYAL

Je n’ai jamais dit cela. J’ai dit que chaque étape doit être respectée. Aujourd’hui je respecte déjà les militants puisque j’ai lancé une consultation sur justement le contenu de ce projet politique que nous devons présenter au mois de novembre prochain, à la fois sur le site désir d’avenir et sur un site spécial…

OLIVIER DE LAGARDE

Mais vous ne vous êtes pas engagée dans des primaires avant l’heure ?

SEGOLENE ROYAL

Non je suis engagée dans le respect des militants, le sérieux de la démarche ; comment est-ce qu’on rend à la politique ses lettres de noblesse dans un contexte où nous doutons tous de l’efficacité de la politique et comme moi je crois que la politique a encore quelque chose à faire et même beaucoup à faire pour changer le désordre des choses, pour faire en sorte que les injustices reculent et je crois que la force de la France, c’est à la fois sa diversité, ce sont ses talents, ce sont ses petites et moyennes entreprises qui aujourd’hui ont perdu le moral et il n’y a aucune raison que la France soit dans cet état, que d’autres solutions existent, qu’une autre politique est possible sans renier les convictions profondes qui sont celles des socialistes parce que les socialistes considèrent qu’il n’y a pas à opposer les services collectifs et l’épanouissement individuel, au contraire ; les services collectifs sont au service de l’épanouissement individuel, qu’il n’y a pas à opposer le social et l’économique, au contraire, c’est parce qu’il y aura des salariés bien payés, bien protégés, bien formés et respectés que les entreprises seront compétitives et ça c’est le contraire de ce que pense le libéralisme et parce qu’il y a une autre façon de produire, de répartir les richesses.

OLIVIER DE LAGARDE

Merci Ségolène ROYAL, ancienne candidate à la présidence de la République, invitée de France INTER

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 13:31

Par Philippe Marguerit (Fédération PS 78)

Avec les Universités d’Eté a commencé la « bataille » interne dans le Parti pour la désignation de notre représentant à l’élection présidentielle, via les médias et l’opinion publique. Long – trop long - débat qui passera par le 3 octobre et s’achèvera mi-novembre. D’ici là, le candidat à abattre se nomme Ségolène Royal : simple question de rapport de force et de paysage politiques.

Ségolène : N°1 aujourd’hui et demain

Ségolène caracole en tête des sondage.  Dans un sondage de juillet, au premier tour, Ségolène fait entre 32 et 34% face à Sarkozy (30%) quand Fabius ne fait que 10%-12% et que Sarkozy monte alors jusqu’à 38%. Toujours selon les sondages, Ségolène semble la seule à pouvoir battre Sarkozy au deuxième tour. Telle est la situation aujourd’hui. Certes, elle peut évoluer mais les écarts sont très importants. Certes, la campagne lancée par les autres prétendants depuis les Universités d’Eté fait baisser Ségolène dans l’opinion : quel succès pour la Gauche !? Même si  la capacité de Ségolène à battre Sarkozy n’était que son seul argument de campagne, il nous faudrait voter en novembre pour elle sans aucune hésitation car la Gauche ne se réduit pas à son Président.

L’opinion contre le Parti ?

Nous entendons les arguments : ce ne sont que des sondages 8 mois avant les élections, elle joue l’opinion contre le Parti. Stop !… La réalité est simple : Ségolène a le soutien de l’opinion et d’une proportion très significative du Parti.

Majoritaire au sein du PS ? Probablement mais nous verrons en novembre. En tout cas, François Hollande a raison : attention à la dignité du débat interne, attention à ne pas dévaloriser notre future candidat dans l’opinion car sinon au bout il y a notre défaite assurée face à la Droite.

Nous entendons l’argument : il faut d’abord rassembler les siens (d’abord le Parti puis la Gauche) avant de vouloir être populaire. Cessons d’opposer le Parti, la Gauche et l’opinion.  Oui, il faut éviter la multiplication des candidatures à Gauche pour offrir une image de responsabilité politique aux français. Oui, il faut marteler aux partisans de l’Extrême-Gauche : ok, vous ne voulez pas prendre le risque du pouvoir mais au moins sortez de la politique du pire, appelez à voter à Gauche plutôt que de favoriser la Droite par une pseudo neutralité, Droite-Gauche = blanc bonnet et bonnet blanc ! Cette fois-ci, forts de l’expérience du 21 avril, les électeurs de Gauche voteront utile dès le 1er tour quelque soit le panel de candidats même si c’est sans enthousiasme et sans illusion (cf Krivine).

Ségolène : le vide politique ?

Tous ceux qui critiquent vertement Ségolène aujourd’hui devraient plutôt s’interroger sur les attentes de la société française que reflète la cote de popularité de Ségolène. Ségolène, est-ce le vide politique comme le suggère certains ? Ségolène a deux qualités quelle n’est pas la seule à partager mais qui aujourd’hui pèsent dans le débat. D’abord, c’est une femme et, ensuite, elle incarne un changement de génération. Femme et plus jeune, les français en attendent une autre sensibilité, un dynamisme, une autre politique tant sur le plan structurel que dans les micros décisions quotidiennes qui façonnent une société. Ce serait bien que la Gauche offre à la France, son 1er Président au féminin, ce serait logique, preuve réaffirmée du progressisme de la Gauche. Des Présidents plus jeunes dans un monde qui évolue si vite, cela s’impose maintenant – la plupart des démocraties occidentales ont déjà opéré cette mutation. S’il veut sortir de sa retraite autoproclamée, Lionel doit comprendre que son rôle politique n’est plus dans sa candidature mais qu’il doit devenir une référence, un conseil, un soutien comme Mendès-France en son temps, voire en étant plus présent que ce dernier à son époque.

Non Ségolène, ce n’est pas le vide politique, une fragilité que la moindre pichenette fera vaciller et s’écrouler, non Ségolène n’a pas peur du débat. Oui Sarkozy tapera dur et même très dur. Certes, il faut s’y préparer mais il faut aussi choisir ses moments et ses lieux de confrontation. Pas la peine d’aller dans le traquenard organisé du MJS, pas la peine de faire monter la pression entre les candidats PS dans un débat purement interne mais hyper médiatisé, pas la peine d’aller droitiser son image devant le club, somme toute fermé, du MEDEF, pas la peine de se tromper de campagne électorale. Ségolène est forte de son expérience de député, de ministre, de présidente de région. Ségolène parcourt la France depuis plusieurs mois avec sa casquette de candidate et débat avec les camarades du Parti. Certes, elle a adopté un positionnement qui, dans l’immédiat, lui coûte quelques points dans les sondages , elle peut se le permettre car ce positionnement lui ouvre l’avenir.

Son projet politique, c’est celui du Parti. Mais elle sait aussi être originale, on attend d’elle justement quelle prenne des risques politiques par rapport aux poncifs et aux rigidités de la Gauche française, qu’elle lance et teste des idées nouvelles pour la Gauche. Cela elle le fait très bien. Elle fait, elle est encore capable de faire bouger les lignes : c’est excellent. Elle devrait être en mesure, au-delà des premières réformes programmées dans le projet, de créer avec le Parti  un processus de la réforme qui s’installe dans le temps.

Par ailleurs, autour de sa candidature elle a su créer une dynamique tant au sein du Parti que dans l’opinion : aucun autre candidat n’a su en faire autant, c’est pour nous presque inespéré tant était grand le désenchantement vis-à-vis de la Gauche. Ségolène, c’est elle mais aussi toute une équipe plus jeune autour d’elle et dans la société. A tous ceux qui l’accusent publiquement de vide, elle répond tranquillement par la diffusion de son état-major de campagne. Garder son calme, rester serein et ferme. Tout cela est porteur d’avenir.

Prendre des risques pour la victoire

Cette voie n’est pas sans risque, pas assez cartésienne pour certains, mais c’est le chemin à risque de la victoire et … François Hollande veille. Pas de victoire sans dynamique, sans mouvement, sans prise de risques, sans coller à la réalité sociétale actuelle pour avoir l’espoir de la faire évoluer un peu voire beaucoup. La victoire de la Gauche est possible mais elle n’est pas acquise. Sarkozy est un carriériste, un cynique, un agité, un libéral pur sucre mais c’est un professionnel du Sarko-show. La conjoncture économique s’améliore un peu, la Droite va profiter des quelques mois qui restent pour pomper notre projet, pour le vider de sa substance et multiplier les cadeaux aux électeurs. Alors de grâce, ne nous sabordons pas nous-mêmes : laissons à notre candidate la mieux placée toutes ses chances, mettons un bémol à nos ambitions individuelles ou de courant. Pour une fois mettons-nous totalement au service de la politique plutôt que de nous servir de la politique !

Les moyens de notre ambition collective

Rêvons un peu. Notre pays est actuellement à l’image de son Président vieillissant, à moitié malade, ayant du mal à entendre et à voir ce qui se passe à l’extérieur, hésitant sur la réponse face aux événements comme lors des émeutes de novembre dernier.

Ségolène, Présidente décoiffe, bouscule quelque peu cette France ronronnante. Aux Etats-Unis, Hillary Clinton a de bonnes chances de devenir Présidente. En Espagne, en Angleterre et en Italie, la Gauche pourrait rester au pouvoir ; en Allemagne y revenir, Angela Merkel se prenant les pieds dans le tapis de l’union nationale. Alors le monde aurait un autre visage avec 2 femmes dynamiques et dérangeantes en leaders d’une galaxie occidentale progressiste ! Un exemple, un nouvel espoir dans un monde enlisé dans la confrontation entre islamisme et unilatéralisme américain, une perspective positive pour un développement durable mondialisé ? Donnons-nous les moyens de nos rêves.

Article paru sur : http://www.desirsdavenir78.net/


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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 03:53

Ségolène Royal a réaffirmé mardi, après que Bertrand Delanoë eut défendu "le libéralisme", que les socialistes ne devaient pas "aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire".

"Il n'y a pas besoin d'aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire. On sait ce que cette idéologie recouvre (...) Le libéralisme a déjà fait des dégâts considérables", a déclaré Mme Royal en recevant la presse dans ses bureaux du Boulevard Raspail à Paris.

"On apprend en même temps que les patrons du CAC 40 ont augmenté leurs revenus de 54% et que l'on s'apprête à supprimer la prime pour l'emploi pour 2,5 millions de salariés petits et moyens (...) Le capitalisme détruit les hommes et les femmes (...) C'est ça, le libéralisme", a déclaré l'ex-candidate PS à l'élection présidentielle.Elle a dénoncé dans cette idéologie "des concepts qui sont à la source même des malheurs et des désordres du monde". "Désolée, je ne partage pas cette façon de parler", a-t-elle ajouté, évoquant "un vrai clivage" et récusant qu'il s'agisse de "postures".

Selon Mme Royal, ce "n'est pas exact" de dire que M. Delanoë ne se range pas dans le camp du libéralisme économique. Elle s'est toutefois refusée à une discussion avec les journalistes à partir des propos du maire de Paris.

Tout en exprimant son "respect de ce que dit Bertrand Delanoë", elle a dénoncé "une confusion des valeurs" alors qu'il faut aujourd'hui "une clarification".

Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "l'enjeu majeur, c'est de montrer en quoi le socialisme du 21e siècle est une idée neuve, moderne et efficace".

Samedi, Mme Royal avait déjà estimé que le libéralisme "est le mot de nos adversaires politiques".
Comme on lui faisait remarquer que dans sa campagne présidentielle, elle avait loué "la liberté d'entreprendre" et "le goût du risque", l'ex-candidate a répondu que c'était "parfaitement cohérent" avec sa critique du libéralisme aujourd'hui.

Interrogée pour savoir si elle remettait en cause les privatisations, des mesures d'inspiration libérale, décidées sous le gouvernement Jospin, auquel elle appartenait, Ségolène Royal n'a pas voulu "revenir sur ces questions".

Quant à savoir si la dénonciation du libéralisme économique est compatible avec l'alliance qu'elle prône avec le MoDem, qui se dit "libéral et social", elle a répliqué : "Je vous le dirai. J'aborderai cette question sans tactique et sans tabou".

Produits pétroliers: Royal attend de voir la concrétisation des annonces de Sarkozy

Tant que les promesses de Nicolas Sarkozy restent "verbales", Ségolène Royal préfère "attendre" de voir, a-t-elle averti mardi après l'annonce du président concernant des aides pour pallier les hausses des produits pétroliers, tant les carburants que le fioul pour se chauffer.

"S'il y a des mesures qui vont dans le bon sens tant mieux, mais actuellement, tant qu'elles sont verbales, j'attends de voir", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur France Info.

"On a été tellement échaudé par les annonces" du président, restées sans "résultats", a-t-elle critiqué. Et de rappeler celles faites aux pêcheurs du Guilvinec, qui "n'ont pas été tenues" selon elle, ou les ouvriers de Gandrange (Moselle) "qui attendent toujours que les promesses qui ont été faites du maintien de l'usine ArcelorMittal soient concrétisées".

Concernant la création d'un fonds d'aide avec les recettes supplémentaires de la TVA sur les produits pétroliers, annoncé mardi matin par Nicolas Sarkozy, il faut "voir quand elle sera mise en oeuvre" et "à quel moment les gens vont récupérer la prime à la cuve", a affirmé, prudente, la présidente de la région Poitou-Charentes. Pour elle, il aurait été "beaucoup plus simple" de baisser la fiscalité" pour baisser les prix à la pompe, ainsi qu'elle le demandait depuis "des mois".


[28/05/08]:
-11H30 : Marché de Givors en compagnie de Jean-François Gagneur, candidat à la législative partielle sur la 11ème circonscription du Rhône.


-12H35 : Condrieu - visite (en compagnie de Jean-François Gagneur) de l'Espace François Mitterrand d'accueil de la petite enfance (inauguré par Ségolène Royal en 1998) et rencontre avec le personnel et les familles.

Article paru sur : http://sego59259.boosterblog.com/

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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 03:39

Ségolène Royal, ministre de l'environnement (1992)
par raph66

Vidéo très intéressante, issue de l'émission "L'heure de vérité",
diffusée sur Antenne 2 (devenue depuis, France 2)
et dans laquelle intervient Ségolène Royal alors Ministre de l'Environnement
sous le Gouvernement de Pierre Bérégovoy.

Elle fait une analyse intéressante sur les alliances entre Partis,
sur le fait que les Partis se concentrent trop sur les échéances électorales
et enfin la dernière minute, un "débat", sur la conciliation
entre maternité et vie professionnelle


Elle fait aussi une critique du libéralisme incontrôlé et affirme entres autres,
que "les valeurs collectives [doivent prendre] le dessus par rapport aux lois du marché"
Cette critique du libéralisme n'est donc pas nouvelle, elle en faisait déjà état... en 1992!


Kévin - SégolènePour2007

Article paru sur : http://segolenepour2007.over-blog.com


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Mardi 27 mai 2008 2 27 05 2008 02:56

Heureusement que quelqu’un fait encore de l’économie au PS !

Pour mémoire quelques rappels sur les bases, que l’on peut trouver dans la table des  matières de tout bon manuel d’économie : deux approches divergentes de l’économie de marché : le libéralisme et le socialisme, en montant un cran au dessus : le monétarisme et le keynésianisme. Certes Ségolène Royal souhaite monter le débat d’un cran, mais il semblerait qu’il va lui falloir partir de loin, pour drainer ses détracteurs à son niveau !

L’économie de marché est « l’air qu’on respire » comme elle le rappelait justement à Melles en Août 2007, économie de marché que le PS a accepté dans son principe, et dans laquelle il  a choisi de se positionner pour agir, ce qui est rappelé dans la nouvelle charte.

Une fois le décor planté, l’économie de marché, les acteurs vont pouvoir s’y mouvoir en adoptant essentiellement deux voies radicalement opposées : le libéralisme (libre jeux des acteurs sans intervention aucune de l’Etat, ce libre jeux devant amener un équilibre naturel) et le socialisme (l’Etat voire d’autres entités vont jouer un rôle de régulateur entre les acteurs dans un but de justice, et d’équité afin de réaliser un équilibre avec des objectifs choisis).

Cette erreur pourrait prêter à sourire si elle ne s’inscrivait pas de manière anachronique dans un contexte mondial de grave crise du libéralisme économique, libéralisme remis en cause par ses plus fervents supporters, dont les Etats-Unis qui mettent aujourd’hui l’intervention de l’Etat comme le concept économique le plus en vogue… comme le souligne Eric Le Boucher dans Le Monde d’aujourd’hui, on arrive à un swap libéralisme-socialisme au sens financier du terme (échange de flux) entre les Etats Unis et les socialistes, en fin un socialiste…

Ségolène Royal en mettant les points sur les i « libéral et socialiste, c’est totalement incompatible » se situe dans la droite ligne de sa démarche de rénovation puisqu’ ayant compris depuis longtemps que  dans l’économie dominante se situe la source des inégalités et des misères économiques et sociales ; elle met la démarche économique (analyse, propositions de réformes et régulations au niveau national et international) au cœur de son débat participatif avec 5 questions sur 10 consacrées à l’économie et à l’entreprise.

Il est urgent qu’une vraie compétence et expérience économique demeure à la future tête du PS.

Article paru sur : http://desirdentreprendre.over-blog.com


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Lundi 26 mai 2008 1 26 05 2008 14:38

13) 2008 : 3ème occasion manquée

Aujourd'hui, voilà qu'à nouveau on s'apprête à modifier notre Constitution (le tiers de ses articles) et que l'occasion n'est, une fois encore, pas saisie d'y faire entrer la démocratie participative. On modifie quelques équilibres entre l'exécutif et le législatif, encore que, dans l'exercice effectif du pouvoir, les choses risquent d'être moins radieuses que ce qui est annoncé.

Mais, pour les citoyens, on n'a quasiment rien prévu si ce n'est la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel dans le cadre d'une procédure juridique que le justiciable considérerait comme contraire aux droits fondamentaux constitutionnellement garantis et la création d'un Défenseur des Droits du Citoyen qui réunit trois Autorités indépendantes jusque là distinctes. Je n'ai rien contre mais le compte n'y est pas !

Pas de garantie claire, non plus, sur l'éventualité d'introduire enfin le référendum d'initiative populaire que nombre de pays voisins pratiquent depuis belle lurette.

Et pas un mot de ce qui constitue depuis toujours le frein majeur à toute démocratisation de la démocratie française : le Sénat et son mode d'élection archaïque, injuste, qui garantit depuis un demi-siècle l'inamovibilité d'une majorité de droite quelles que soient, dans le pays, les alternances politiques.

Tout se tient : une démocratie représentative verrouillée et la mise à distance de quelque forme que ce soit de démocratie participative.

Et l'on s'étonne que les citoyens ne se passionnent pas pour ce débat !

une occasion manquée. Encore du temps perdu. Et un système replié sur lui-même.
Bien sûr, dans les territoires, des élus innovent et ouvrent grandes les fenêtres.

Mais ce mouvement est privé de l'effet de levier que représenterait la constitutionnalisation d'une démocratie réellement participative, la reconnaissance de sa légitimité par notre loi fondamentale. Sans entrer dans le détail des outils mais en affirmant un principe fort.

14) La démocratie participative pour réussir des réformes justes

Je ne commenterai pas ici l'exercice très particulier du pouvoir qui se donne aujourd'hui à voir à la tête de l'Etat. J'observe simplement qu'une fois encore, on traite avec bien peu d'égards ce tiers encombrant, ce tiers intempestif, ce tiers sans lequel, en démocratie, rien n'est possible : le citoyen. On le harcèle de sondages, on convoite périodiquement ses suffrages, mais on n'attend pas de lui qu'il s'implique, réfléchisse et propose avec d'autres.

J'observe également qu'à surjouer la toute-puissance du chef solitaire, on récolte l'inefficacité, la déception, les conflits.

Je ne crois pas aux « réformes » qui s'abattent sur les citoyens comme un oukase. Même quand elles sont animées de principes de justice, elles doivent être débattues et, le cas échéant, amodiées par une discussion démocratique qui, de nos jours, doit associer bien plus largement et plus directement élus et citoyens.On ne pilote plus comme avant les sociétés complexes qui sont les nôtres.

On ne décide plus comme avant dans les situations d'incertitude qui sont désormais notre lot.

On ne consent pas d'efforts sans avoir débattu de leur bien-fondé et pu arbitrer entre les priorités. La concertation avec les corps intermédiaires (associations, syndicats) est nécessaire. La consultation directe des citoyens l'est aussi.

15) De l'importance des questions pour des réponses efficaces et une démocratie forte

J'entends dire, parfois, que poser des questions prouve qu'on n'a rien à dire.

Je crois, tout au contraire, qu'interroger les citoyens sur leurs attentes et sur les effets des politiques publiques, leur permettre de peser effectivement sur leur définition et leur conduite, cela enrichit l'action dont on a la charge, renforce la légitimité des décisions politiques, aide à mieux assumer ses responsabilités électives et, au bout du compte, ce que je ne crains pas d'appeler le leadership politique.

La démocratie participative n'est pas le risque d'une démocratie faible mais la condition d'une démocratie forte, capable d'empoigner son temps et de vaincre pire que la peur de l'avenir : la peur de ne pas avoir d'avenir.

J'entends dire, parfois, que les gens n'ont que faire des questions et se moquent bien qu'on les interroge : ce qu'ils veulent, ce sont des réponses.

Bien sûr, les Français veulent des réponses aux difficultés qui les assaillent mais pas n'importe quelles réponses : des réponses efficaces parce que construites avec eux, témoignant d'une juste perception de leurs craintes et de leurs espérances, attentives aussi à ce qu'ils sont capables de proposer.

Les bonnes réponses procèdent des questions bien partagées et bien posées.

Le temps passé à y réfléchir avec celles et ceux qu'elles concernent directement n'est pas du temps perdu : c'est du temps gagné pour l'action.

A tous ceux qui croient pouvoir sauter directement aux réponses sans prendre le temps des questions, je dédie cette phrase de Saul Alinski, dans le sillage duquel Barak Obama fit jadis ses classes d'organisateur de quartier à Chicago : « Ce n'est pas un hasard, écrivait Saul Alinski, si le point d'interrogation ressemble à une charrue renversée qui retourne la terre dure des vieilles croyances et la prépare pour de nouvelles semailles »...

16) Pas une affaire de « pédagogie » ou de « communication » !

J'entends aussi dire, parfois, que la démocratie participative doit se borner à une « pédagogie » des élus à destination des électeurs. Mais cela se saurait si les dysfonctionnements actuels de notre démocratie se limitaient à un banal problème de « communication » ou de « pédagogie » !

Cette conception verticale, paternaliste, d'une parole qui circule à sens unique : de ceux qui savent (élus, experts) à ceux réputés ne pas savoir ou ne pas comprendre (citoyens, usagers), cette conception-là est totalement dépassée.

Tout comme ce véritable déni de citoyenneté : l'oubli par le gouvernement des « actions de groupes » (class actions) qui permettraient aux consommateurs d'agir ensemble, par exemple, contre l'hégémonie des grands distributeurs, fortement responsable de la dégradation actuelle du pouvoir d'achat des Français. C'est aussi cela, pour moi, une démocratie plus participative et des contre-pouvoirs utiles.

De plus en plus instruits, de plus en plus informés, de plus en plus attentifs à leurs droits, les citoyens supportent de moins en moins d'être exclus du jeu.

Voilà pourquoi le pouvoir ne peut plus s'exercer comme avant et c'est, au fond, une excellente nouvelle.

17) Des règles formalisées pour un contrat participatif loyal

Pour ne pas être un leurre ou une promesse mal tenue, la participation citoyenne suppose quelques règles du jeu claires et formalisées car elles sont la base d'un engagement réciproque, d'un contrat participatif loyal. Les procédures n'ont pas besoin d'être sophistiquées à l'extrême car je crois qu'en matière de démocratie participative, le mieux, s'il débouche sur des usines à gaz, devient vite l'ennemi du bien. Elles doivent garantir que les conditions de la délibération citoyenne ne sont pas biaisées, instrumentalisées, manipulées car, comme l'a écrit Bernard Manin, « la décision légitime n'est pas la volonté de tous mais celle qui résulte de la délibération de tous ». Cela suppose une information contradictoire, l'égalité de traitement des participants et, en contre-partie de leur engagement, le pouvoir d'influer effectivement sur tout ou partie de la décision.

Telles sont, à mes yeux, quelques conditions à respecter, ce qui, je vous l'accorde, n'épuise pas la question du : comment faire ?

Mais vous allez, là-dessus, nous éclairer.

18) Des nos Rencontres annuelles à quelques coopérations européennes

Ces Rencontres annuelles, ce sont aussi des amitiés et des complicités qui débouchent sur des coopérations au long cours. Je pense aux projets européens qui associent aujourd'hui le Poitou- Charentes, la Catalogne et la Toscane.

Je pense en particulier à celui qui nous permettra d'organiser, en novembre prochain, une Assemblée participative électronique qui se déroulera simultanément dans nos trois Régions sur le thème du changement climatique.

Je pense aussi au Réseau Européen pour la Démocratie participative dont avons jeté ensemble les fondations pour mettre en commun les bonnes pratiques et favoriser la construction d'un savoir commun accessible à tous.

Merci à toutes et à tous, encore une fois, d'avoir fait le voyage jusqu'à notre Maison de la Région.

Merci aux étudiants de Sciences Po Poitiers pour leur mobilisation.

Je ne pourrai pas rester avec vous toute cette journée car je dois retourner auprès des pêcheurs qui, dans le port de La Rochelle, protestent contre l'envol du prix du carburant qu'ils subissent de plein fouet.

Je vous laisse mon équipe d'ardents promoteurs de la démocratie participative : ils me rendront compte de vos échanges car ils savent le prix que j'y attache et tout le parti que nous en tirons pour l'action que nous menons en Poitou-Charentes.
Je vous remercie et vous souhaitent d'excellents travaux.

Article paru sur : http://www.desirsdavenir.org/

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