Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 02:37

Ségolène rencontrera le Dalaï-lama samedi à Nantes.



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Jean-Louis Bianco (PS), vice-président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale, a dénoncé mercredi la discrétion avec laquelle la France recevait le dalaï lama estimant que ce n'est pas en se comportant comme "une carpette qu'on gagne le respect".

"Je trouve cela scandaleux. Le dalaï lama est quand même le prix Nobel de la paix, on n'a pas à se cacher, on n'a pas à avoir honte de le recevoir", a déclaré le député PS sur France 2.

"Je trouve que les conditions imposées par le président du Sénat", Christian Poncelet (UMP), pour le recevoir "c'est indécent", a ajouté M. Bianco au sujet de la réception à huis-clos du dalaï lama par des parlementaires à la Haute-Assemblée.

"Ce genre de médiocrité n'est pas digne de la France", a-t-il dénoncé.
Selon lui, le président de la République, qui ne recevra pas le chef spirituel tibétain, "a fait une erreur, c'est de faire, comme malheureusement ça lui arrive souvent, des rodomontades" en disant "la Chine ne dictera pas mon agenda, je recevrai qui je veux". "On fait des moulinets et après, pour dire les choses familièrement, on se couche", a-t-il dit.

"Il faut respecter les Chinois, qui sont un grand peuple, un grand pays, mais ce n'est pas en se comportant avec une telle mollesse, j'allais dire comme une carpette, qu'on gagne le respect", a lancé M. Bianco.
Il a en revanche jugé que le plan de paix proposé par Nicolas Sarkozy pour mettre fin au conflit entre la Russie et la Géorgie était "un succès pour le président" et "pour l'Europe".(afp)


Article paru sur : http://segolene-presidente.over-blog.net

Je vous conseille de visiter et d’encourager Marianne sur son blog.

Marianne est une jeune militante de presque 14ans (dans quelques jours)

Comme quoi la maturité n’atteint pas le nombre d’années.

Longue vie à ton blog Marianne.

TITOF


Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 20:09

Après son enquête sur les niveaux de vie en France métropolitaine en 2006, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) vient de dévoiler les résultats de son «Enquête Emploi 2007» réalisée auprès d’un échantillon de 72.000 personnes de 15 ans et plus.

Il s’agit en quelque sorte d’une photographie du marché du travail dans notre pays. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle démonte totalement les discours mensongers dont l’UMP abreuve quotidiennement les Français depuis plus d’une dizaine d’années.

L’un des enseignements les plus remarquables de cette enquête concerne la durée du temps de travail. L’enquête révèle en effet ce que quelques analystes courageux et certaines organisations internationales (ex : l’Organisation internationale du Travail (OIT), ou encore la « très gauchiste » Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE)) avaient mis en exergue depuis longtemps, à savoir que la France n’est absolument pas le pays de fainéants et d’assistés que la Droite se plaît à fustiger obsessionnellement. La durée moyenne de travail hebdomadaire des salariés à temps plein est de 41 heures. Un chiffre demeuré stable depuis cinq ans !

On y apprend, sans surprise, que ce sont les agriculteurs qui travaillent en moyenne le plus (59 heures) devant les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (55 heures), les cadres et professions intellectuelles (44 heures). Quant aux techniciens, ils déclarent une moyenne de 39,3 heures, les employés 38,2 heures et, enfin, les ouvriers 37,8 heures par semaine. On est donc loin des 35h00 qui, selon la Droite et les élucubrations de Sarkozy, pénalisent l’économie française. Dans les faits, elles sont loin d’être une réalité, si bien que tout le pataquès gouvernemental, qui est fait autour de leur aménagement ou de leur suppression, est davantage un psychodrame idéologique et électoraliste qu’un objectif à atteindre sur la base d’un examen empirique et réaliste du marché du travail.

Contrairement à ce que racontent les médias à longueur de journées, les données de l’enquête de l’INSEE ne montrent pas l’inanité des 35h00 (auxquelles les travailleurs sont attachés). Elles révèlent au contraire, d’une part, que le partage du temps de travail est plus que jamais d’actualité pour lutter contre le chômage, et d’autre part, que Sarkozy et l’UMP ont cyniquement et méthodiquement menti aux Français pour justifier des mesures qui, au final, ont pour effet de les précariser davantage, de déconstruire le Code du travail et de remettre en cause les acquis sociaux.

Car tout est lié si l’on peut dire. Parallèlement à des durées hebdomadaires de travail à temps plein largement au dessus du standard commun des 35h00, et qui contribuent à la rareté de l’emploi, l’enquête montre que de plus en plus de citoyens essaient de grappiller ce qui reste. C’est ainsi que le temps partiel et le travail au noir ont littéralement explosé. Ce travail à temps partiel, précaire donc et très souvent mal payé, concerne environ 17,2% des citoyens de notre pays pour une durée moyenne de travail hebdomadaire déclarée de 23,1 heures.

Bien souvent, pour tenter de boucler péniblement leurs fins de mois, il n’est pas rare que les travailleurs cumulent plusieurs emplois dans des conditions très difficiles. Le temps de repos hebdomadaires est très souvent sacrifié.

L’INSEE a ensuite confirmé la hausse des formes précaires d’emploi tels que l’intérim, les stages (souvent non payés), les CDD ou les contrats aidés qui représentent 12% de l’emploi. Plus de 3 millions de travailleurs, dont une majorité de jeunes, sont concernés.

Les actifs serrent les dents. Tiraillés par la peur, ils supportent chaque jour un peu plus les funestes conséquences d’un système de production où ils sont plus que jamais la partie faible.

L’INSEE a communiqué une série de pourcentages intéressants relatifs au chômage dans notre pays. Celui-ci frappe inégalement les Français selon leur sexe (8,5% de femmes contre 7,4% pour les hommes), leur âge et leur niveau de diplôme (9,9% d’ouvriers contre 3,3% de cadres). Au sujet des cadres, l’INSEE précise même qu’ils sont en situation de plein emploi. Raison pour laquelle, le gouvernement UMP, décidément très au fait de la situation du pays qu’il est supposé diriger, a remis en cause récemment les RTT des cadres. Pour obtenir leur maintien, les cadres n’auront pas d’autre choix que d’accepter le gel de leurs salaires.

En 2007, la France comptait donc 27,8 millions d’actifs dont officiellement 2,2 millions de chômeurs, soit 25,6 millions de personnes au travail. Et à toute baisse enregistrée du chômage correspond une baisse notable des conditions de travail et une stagnation inquiétante des salaires et des traitements.

Article paru sur :http://www.lozere-socialiste.fr

 


Par TITOF - Publié dans : TSAR-KOZY UN URSUPATEUR A L'ELYSEE - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 20:05

J'ai déjà traité le sujet sur mon blog mais si j'y reviens ici c'est que Papy (qui ne fait plus de résistance...) attaque aussi méchamment que stupidement Ségolène Royal. Mon sang de socialiste et membre de "désirs d'avenir" ne peut faire qu'un tour (et même plusieurs !).

Il s'est répandu dans une feuille de chou luxembourgeoise. Il ne supporte pas qu'on lui reprochât d'avoir voté (seul socialiste) pour la "Constitution Sarkozy"). Sa responsabilité est d'autant plus grande que d'après toutes les gazettes que j'ai consultées, elle n'aurait été adoptée qu'à une seule voix de majorité, donc la sienne...

Personnellement, j'espérais que cette réforme du texte constitutionnel ne soit pas approuvée pour deux raisons. D'une part, ne pas faire un tel cadeau à Nicolas Sarkozy qui n'avait pas besoin de cela pour se redresser comme un petit coq sur ses ergots (en fait : des talonnettes !) et d'autre part, je reste persuadée qu'il s'agit d'une réforme en trompe l'oeil qui, tout en renforçant le pouvoir personnel du chef de l'Etat, n'aura qu'un impact très limité sur le renforcement de la démocratie, les pouvoirs du Parlement et ceux des citoyens.

La valeur d'une constitution ne s'apprécie qu'à l'usage... Nous verrons bien si la Constitution de 1958 remaniée fondamentalement (la moitié des articles) donnera les résultats escomptés.

Depuis 1789 la France en a connu 13 si j'en crois "Constitution et documents politiques" de Maurice Duverger... (j'ai la flemme d'aller recompter). L'encre de la Constitution de la IVè République était à peine sèche qu'en janvier 1947 le gouvernement et les parlementaires revenaient aux pratiques de la 3è République qui conduisaient à l'instabilité gouvernementale qu'elle était censée corriger ! Et à titre d'exemple, la "Constitution de Weimar" qui ressemblait fort à celle de 1958 (le Général de Gaulle et Michel Debré) a conduit à la prise du pouvoir d'Hitler en 1933. 

Or donc, Jack Lang attaque les socialistes et notamment ceux qui, dans le passé, n'ont pas respecté "la discipline socialiste". Julien Dray pour avoir voté en 1991 contre l'engagement de la France dans la "guerre du Golfe" et Henri Emmanuelli pour avoir appelé à voter contre la "Constitution Giscard" en 2005. Curieusement, il épargne Mélanchon et Fabius, lequel avait développé une analyse très pertinente contre ce texte.

Mais j'ai surtout retenu sa perfide - mais inepte ! - attaque contre Ségolène Royal qu'il accuse d'avoir «pris l'initiative d'une alliance avec François Bayrou pendant la dernière campagne présidentielle, en infraction avec la stratégie d'Union de la gauche du Parti socialiste»… argument aussi stupide que fallacieux que j'entends démolir en trois points.

  • Primo : il faudrait quand même rappeler à un vieux routier de la vie politique (et pas très fute-fute au demeurant pour un professeur de droit public qui a dû quand même suivre un certain nombre de cours de sciences politiques !) qu'une élection présidentielle (circonscription électorale unique et seulement deux candidats au second tour) ne se gagne pas avec uniquement les voix de ses partisans. Cela vaut aussi bien à gauche qu'à droite. Comme en témoigne à l'envi la stratégie de Nicolas Sarkozy, draguant le plus large possible des électeurs du FN aux socialistes "raisonnables" (selon lui !) en passant par les centristes...
  • Secondo : la stratégie "d'union de la gauche"... Rigolons un peu ! Entre un PC en pleine déliquescence et l'appareil du PRG faisant les yeux doux à Sarko (et ils continuent !)
  • Tertio : je trouve quand même vachement fort de café que Jack Lang qui fait allégeance à Nicolas Sarkozy dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a qu'une idée fort relative de l'exercice démocratique du pouvoir (et a nombre d'amis parmi les ex-facho d'Ordre Nouveau et du GUD) puisse reprocher à Ségolène Royal d'avoir recherché une convergence avec François Bayrou qui, à mon humble avis, est - sur le plan de la démocratie - autrement plus fréquentable que Nicolas Sarkozy ! Par leurs blogs, je connais quelques adhérents du Modem dont je me sens nettement plus proches pour leur sens des valeurs que de Jack Lang et d'autres "zéléfans"...

Enfin, Jack Lang serait pressenti pour être le futur "défenseur des Droits de l'homme" prévu dans le texte constitutionnel... Il serait bien inspiré de ne pas tomber dans ce panneau la tête la première !

  • D'abord, Nicolas Sarkozy a eu beau se présenter comme le "Président des droits de l'homme", l'ensemble de son oeuvre depuis le 6 mai 2007 témoigne du contraire... Il a visité ou reçu un nombre incalculable de dictateurs (il manque encore le sinistre Mugabe et quelques autres à sa brochette !) et, cerise sur le gâteau : il ne rencontrera pas le Dalaï Lama en France, pour complaire à ses amis chinois qui ne sont guère des parangons de la démocratie : business !
  • Ensuite, Jack Lang ne doit se faire aucune illusion sur le rôle qui lui serait dévolu et ses marges de manoeuvre... Ce ne sera qu'un simple "faire valoir" de l'ouverture à gauche et comme d'hab, c'est Nicolas Sarkozy qui décidera de tout en dernière instance. Jack Lang n'aura pas plus de pouvoir réel que Koukouchpanier aux Affaires Etrangères ou Martin Hirsch aux "Solidarités actives"... On les laisse dire qu'ils sont contre telle ou telle mesure mais au moment des arbitrages, on siffle la fin de la récré. Soit ils avalent force couleuvres soit ils démissionnent. Aucun ne l'a encore fait : la "soupe" doit être trop bonne !

Contrairement à d'autres "zéléfans" nuisibles qui ont proprement savonné la planche de Ségolène Royal pendant la campagne électorale - et dont le seul "maux" d'ordre est aujourd'hui, pour la préparation du Congrès de Reims, de lui barrer la route (il suffit de voir les alliances entre personnes qui se détestent cordialement ! et n'on rien de commun sur le plan des programmes et idées) - je n'avais aucun a priori contre Jack Lang qui, au contraire de tant d'autres, était resté fidèle jusqu'à la fin de la campagne. Je trouvais même que parfois, il en faisait trop !

Article paru par kamizole sur Le Post

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 05:00

Si être socialiste, c’est d’abord et avant tout vouloir la justice,

combattre les inégalités de toutes sortes, alors il n’y a peut-être

jamais eu autant de raisons d’être socialiste qu‘aujourd‘hui!

Ségolène Royal, Si la gauche veut des idées, p306

Pour Alain Touraine, les gouvernements successifs français ont principalement donné la priorité à l’Etat sur la société. Cependant, avec la globalisation de l’économie et l’arrivée des nouvelles technologies, le volontarisme économique n’est plus de mise, d’autant plus que « l’Europe a perdu sa position hégémonique » et que sa construction «est de moins en moins un projet politique et s’inscrit plutôt dans les transformations de l’économie mondiale »(p180). Pour que l’Etat retrouve sa capacité d’action, il faut que la France sorte de sa « gestion corporatiste » et d’«économie administrée ».

Ségolène Royal approuve Alain Touraine en affirmant que «la France a toujours donné la priorité à l’Etat sur la société, à la loi sur la négociation »(p196). Afin de faire reculer «le centralisme, le bureaucratisme ou le dirigisme », elle propose une décentralisation qui donnera plus de poids aux collectivités territoriales, qui connaissent mieux le terrain. Cette décentralisation sera accompagnée d‘une démocratisation de la société (par une refonte des syndicats et une rénovation du dialogue sociale), et d’une démocratisation de la politique, en sollicitant les citoyens lors de débats nationaux ou de projets politiques. L’enjeu est donc de créer des garde- fou, car « Le pouvoir exécutif central, la centralisation, portent en eux-mêmes le risque d’autisme, d’inefficacité et de dérive vers le pouvoir solitaire du président de la république » (p205). Elle propose ainsi une VI république qui permettrait de donner une nouvelle impulsion à la société française en partant sur de nouvelles bases : une sorte de nouveau contrat social..

La politique a-t-elle encore un sens ?

Pour Alain Touraine, la révolution technologique, la nécessité de l’écologie et l’humanitarisme sont des réalités qui ont ébranlé les pouvoirs politiques, lesquels enfermés dans leur idéologie, nous invitent à ne plus voir la société à travers le règne de l‘économie. Pour le sociologue, l‘individu n’est plus défini dans son « appartenance à une classe, une nation, une famille ou à un autre type de communauté ». Il ne peut aspirer qu’à la revendication de soi, à être reconnu comme un être de droits. Le responsable politique devrait à ses yeux considérer la société dans laquelle il vit dans sa diversité culturelle et humaine : « Mais ce qui nous importe ici est que le centre de la vie sociale, aussi bien des espoirs que des conflits, se déplace de l‘ordre de l‘économie, et avant lui de l‘ordre du politique vers l‘ordre de l‘individu et de la conscience de soi. Ce n’est plus dans le champ économique que se situent les grands conflits et les choix principaux. » (p39)

Alain Touraine fait également le constat que la mondialisation a affaibli tous nos systèmes de régulation sociale qui permettaient de maîtriser nos activités économiques. Il remarque également l’épuisement des partis politiques, qui ne prennent plus en compte la diversité de la population française et ses particularités. En ce qui concerne le Parti Socialiste, Alain Touraine pense que le rôle de Ségolène Royal est de rompre avec une « idéologie pseudo-révolutionnaire qui ne correspond à aucune analyse et ne correspond à aucun objectif concret »  (p267). Il l’invite à créer «un mouvement appuyé sur de nouvelles catégories sociales et surtout sur une analyse profondément renouvelée de la situation de la France et du monde ». (p266)

Avant de réformer la France, il faut réformer le Parti Socialiste, qui contemple le monde à travers un système idéologique qui ne correspond plus avec la réalité des Français. Pour que ce dernier soit en phase avec les Français, Ségolène Royal propose d’«ouvrir le PS à de nouveaux militants et de nouvelles formes de militantisme », de soigner l’articulation entre le local et le national, pour ne plus proclamer des principes sans se soucier de leur application. Elle demande au Parti d’«affronter la réalité avec lucidité et radicalité », sans reléguer les problèmes de société à des thèmes de gauche ou de droite. La responsable politique réaffirme sa volonté farouche de lutter contre toute forme d’assistanat et prône un nouvel individualisme, qui permettrait à l’individu de s’épanouir. Car ce sont les garanties collectives qui permettront à chacun de réussir et de s’épanouir. C’est la raison pour laquelle elle croit à l’importance des services publics.

Pour Ségolène Royal, c’est en misant sur le capital humain dans l’éducation, la formation, la recherche, et la culture, et en améliorant les conditions de travail des salariés que l’on créera de la valeur ajoutée, « parce que seule la capacité d’invention, d’imagination, d’innovation nous donnera un temps d’avance et nous permettra de créer les emplois de demain. » p112 Elle revendique la valeur travail comme une valeur de gauche , car «c’est d’abord la possibilité de s’y épanouir. Et donc le rendre plus humain dans tous les sens du terme: salaires, conditions de travail, perspectives de conciliation de la vie familiale et professionnelle » p47 Elle propose également la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle qui permettra aux salariés de se sentir plus forts devant les grandes mutations.

Elle appelle de ses vœux, non pas un Etat Providence, mais un Etat préventif qui intervient et investit prioritairement avant plutôt qu’après. Par exemple, pour échapper aux délocalisations et aux plans de licenciement, elle veut mettre en place «une stratégie de compétitivité par le haut » en mettant l’accent sur la formation des salariés, sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises. Pour ce faire il faut selon elle repenser le dialogue social en optant pour un syndicalisme de masse (« Je suis absolument convaincue qu’il n’y aura pas de profondes réformes économiques durables sans une nouvelle frontière sociale. » p54), reconstruire le système d’enseignement supérieur en donnant aux Universités une meilleure gouvernance, un niveau élevé de financement et en contrepartie elles s’engageront à un suivi individualisé des élèves d’accompagnement vers l’emploi, développer le schéma travail-études pour rapprocher le travail en entreprise des études

Sur le plan écologique, elle propose de créer un fonds « après-pétrole » financé par les profits de Total et par une partie des excédents d’EDF et d’Areva pour financer massivement les énergies renouvelables.(p49). Mais les enjeux environnementaux dépassent bien les frontières de la France. Ils sont d’ailleurs liés aux problèmes sociaux et à l’économie. Pour ce faire, elle propose de veiller à introduire dans les règles de l’OMC le respect de normes sociales et environnementales, de réformer le FMI et la Banque Mondiale, de mettre en place une taxe sur les flux financiers, de créer une Organisation mondiale de l’environnement ainsi qu’une Politique agricole commune mondiale pour organiser les marchés de manière plus juste et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

LA SOURCE

Article paru sur :http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Libre parole
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 04:58

Si être socialiste, c’est d’abord et avant tout vouloir la justice,

combattre les inégalités de toutes sortes, alors il n’y a peut-être

jamais eu autant de raisons d’être socialiste qu‘aujourd‘hui!

Ségolène Royal, Si la gauche veut des idées, p306

 

Je l’attendais avec impatience, ce livre. Un essai qui donne du poids à la parole de Ségolène Royal qui a été maintes fois tournée en dérision par ses camarades socialistes et ses adversaires politiques. J’ai toujours reproché à l’élue socialiste de ne pas avoir couché ses idées sur du papier. Cela aurait coupé l’herbe sous le pied à de nombreux détracteurs, qui la considéraient comme une écervelée. Dans ce livre, Alain Touraine et Ségolène Royal réfléchissent sur la mondialisation, l’enseignement, l’efficacité de la politique. Ce qui ressort de ce livre est la prise de conscience que le monde change, que la mondialisation a ébranlé tous les repères idéologiques, politiques, sociaux qui permettaient à l’homme de penser le monde, de se situer dans la société et d’améliorer son quotidien. D’après Alain Touraine, c’est désormais à l’individu qu’il faut s’adresser. Ségolène Royal rappelle qu’en France mai 68 a permis à chacun d’avoir la possibilité de s’épanouir, de s’inventer, ce qui est une responsabilité parfois difficile à porter : «Ce sont les personnes elles-mêmes qui doivent maintenant donner sens à leur propre vie. Ce n’est plus seulement la société, la classe sociale, la religion, les institutions ou la nation qui structurent la vie d’un individu » (p22). Afin de les y aider, les garanties collectives doivent permettre à chaque individu de s’épanouir et de trouver sa place dans le monde actuel. C’est à un nouveau socialisme que Ségolène appelle de ses vœux : un socialisme qui met l’homme au centre des préoccupations actuelles et qui le considère comme la clef de voûte du dynamisme économique, social et culturel du pays. De ce livre émergent trois questions qui font débat. J‘espère ne pas avoir galvaudé certaines idées.

L‘« Individuation » ou la socialisation? 

Dans le livre paru aux éditions Grasset, Si la gauche veut des idées, Ségolène Royal et Alain Touraine insistent sur l’importance de l’individu dans la mondialisation. Selon le sociologue, il s’agit d’un nouvel individualisme qui dépasse les clivages politiques, les catégories socio-professionnelles, l’appartenance à la famille ou à une communauté. La mondialisation fait voler en éclats une certaine conception de la société qui considérait l’homme comme faisant partie d’un tout. Pour Alain Touraine, les individus ne se retrouvent plus dans un système globalisant, qui prétend résoudre les problèmes des citoyens. Les individus auraient selon lui perdu le goût des batailles collectives : « Le sens n‘est plus dans les choses; la réussite n‘est plus dans la conquête du monde. Le sens ne peut se trouver que dans la maîtrise de soi, la construction de soi, l’affirmation de soi comme être de droits.« (p40). Le combat se situe plutôt au niveau de la défense des minorités et des droits de l’homme. Pour le sociologue, il est temps que la société accepte de libérer l’individu et de le considérer comme « un être de droits» . Plutôt que de l’enfermer dans un système, « il faut (…) mettre les changements sociaux au service de la dignité et de la liberté des individus » (p11)       L’école doit suivre cette sensibilité en prenant en compte l‘individu dans sa politique éducative, afin de lui donner les outils pour qu’il devienne acteur de sa propre vie et lui donner des opportunités qui lui permettront d’effectuer des choix par rapport à son projet personnel. Car ce qui est formateur, c’est de remplacer l’autorité extérieure par une autorité intériorisée. Il s’oppose de fait à toute société qui encouragerait le communautarisme, le communisme : systèmes qui, selon lui, écrasent l’individu.

Ségolène Royal constate l’individualisation de la société au niveau de la politique, lorsqu’elle remarque que le vote des électeurs ne correspond plus à la profession ou à la classe sociale :« les électeurs ont désormais acquis une autonomie et une liberté de pensée qui n’est que la conséquence du processus d’individualisation ». Pour elle, « les identités politiques ne sont plus figées. Elles se reconstruisent à chaque élection, en fonction des contextes sociaux et médiatiques, des enjeux, des candidats eux-mêmes »(p285). Elle approuve l’usage de la démocratie participative, car elle estime que dans la société actuelle les individus prennent plus facilement la parole et que le responsable politique se doit de les écouter s’il veut rester en phase avec la société qu’il représente, surtout s’il se présente comme le porte-parole des électeurs.

La Présidente de Région refuse cependant l’opposition présentée par Alain Touraine entre l’individuation et la socialisation, quand ce dernier aborde la question de l’école. Pour elle, l’école doit continuer de remplir sa fonction de socialisation pour permettre à chaque individu de devenir citoyen. Elle ne parle pas d’«individuation » mais d’ «humain», quand elle affirme qu’il faut remettre l’homme au centre du système éducatif. Elle sait que la relation pédagogique est avant tout une relation humaine et qu’actuellement il est difficile pour un élève de prendre rendez-vous avec un enseignant hors de son cours. C’est pourquoi elle propose que les enseignants disposent de bureaux pour pouvoir recevoir le élèves et les accompagner dans leur apprentissage. Au niveau universitaire, elle estime que les enseignants doivent être récompensés pour les tâches pédagogiques qu’ils accomplissent et le suivi des étudiants. Remettre de l’humain dans le monde éducatif, c’est selon elle une façon de lutter contre les inégalités scolaires, sociales, et permettre à chaque individu de s’épanouir. L’Etat ou la société ?

Article paru sur :http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Rénovation Socialiste
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 01:14
Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 23:39

Incendie dans un centre de rétention : la polémique enfle


 

Le Point

 Le Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot proche de l'aéroport de Roissy, en Seine-et-Marne, a été le théâtre de plusieurs incidents samedi dans l'après-midi. Un incendie s'est déclenché à l'intérieur du bâtiment où se sont révoltés des sans-papiers menacés d'expulsion alors qu'au même moment, une manifestation de l'association SOS Sans-papiers se tenait devant le CRA.

Pour la préfecture de Seine-et-Marne, les manifestants ont provoqué l'incident. Le "mouvement a été incité de l'extérieur par une vingtaine de manifestants d'un collectif de soutien aux sans-papiers", souligne-t-elle dans un communiqué, précisant que le sinistre s'est produit lorsque "des retenus ont tenté de mettre le feu à des éléments de literie". Selon des témoins, des sapeurs-pompiers sont intervenus. Mais les dégâts sont limités et on compte seulement "trois matelas brûlés", a précisé la préfecture.

Grève de la faim

Une version des faits que contestent les manifestants présents sur les lieux. "En début d'après-midi, nous avons organisé une manifestation pacifique en soutien aux sans-papiers retenus à l'intérieur. Ceux-ci ont commencé à manifester, puis les policiers sont intervenus pour les en empêcher", a ajouté ce dernier qui a souhaité garder l'anonymat. "S'il y a eu émeutes et incendie (...) c'est uniquement parce que les forces de l'ordre empêchaient (les retenus) de manifester et donc d'avoir accès à leurs droits fondamentaux", a pour sa part dénoncé Rodolphe Nettier, de SOS Soutien aux sans-papiers.

Ismaël R., un ressortissant congolais retenu au Mesnil-Amelot, confirme dans LibéOrléans : "Nous n'avons fait que crier avec les manifestants présents à l'extérieur. Alors, les policiers nous ont demandé d'arrêter et ont voulu nous faire rentrer sur le terrain de foot. Nous avons refusé, puis un incendie a éclaté. Les policiers ont alors insisté violemment, jusqu'à nous gazer et tabasser l'un des jeunes émeutiers". Selon lui, il n'y a pas d'autre solution que la régularisation : "nous demandons la libération de la totalité des retenus qui sont, dans leur grande majorité, des travailleurs sans-papiers présents sur le territoire français depuis plusieurs années", a-t-il souligné, lui-même salarié en France depuis 7 ans. En réaction à ce retour à l'ordre forcé, les sans-papiers ont annoncé qu'ils entamaient une grève de la faim illimitée pour exiger la libération de tous les retenus du Mesnil-Amelot, précise LibéOrléans.
Climat de tension

A l'issue de cet incident, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité, a mis en cause la politique du gouvernement en matière d'immigration. "La politique injuste du gouvernement crée des situations dangereuses tout à fait inacceptables. (...) Ce nouvel incendie et l'usage de gaz lacrymogènes par la gendarmerie témoigne d'un climat de tension permanente dans la rétention des étrangers", a-t-il dénoncé. Pour sa part, par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre, l'UMP demande, "outre des suites judiciaires à cette affaire", que les "collectifs d'extrême gauche et autres groupuscules violents ne puissent plus manifester à proximité de ces centres, au risque de provoquer des actes de violence, mais qu'ils ne soient autorisés à le faire que devant les préfectures".

Cette émeute intervient alors que depuis quelques semaines, les associations de défense des sans-papiers avaient constaté une dégradation inquiétante du climat au CRA du Mesnil-Amelot. Pendant l'hiver 2007, le centre de rétention avait aussi été le théâtre d'affrontements violents entre policiers et retenus. Ces derniers avaient alors entamé une grève de la faim et rédigé des cahiers de doléances pour protester contre leurs conditions de rétention.

Le 22 juin dernier, un incendie avait presque détruit le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) au lendemain de la mort le 21 juin d'un retenu tunisien . Ce CRA, le plus grand de France, retenait enfermés quelque 270 étrangers en instance d'expulsion.


Par TITOF - Publié dans : Libertés - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 23:45

http://www.rtbf.be/info/societe/judiciaire/une-famille-equatorienne-resi...

31.07.08 - 16:49 Un couple d'Equatoriens et leur fille de deux ans, en vacances en France et résidants réguliers en Belgique, ont été arrêtés vendredi dernier à Cherbourg et sont toujours internés au centre de rétention de Rennes qu'ils espèrent quitter vendredi

C'est ce que révèle la Cimade, une Organisation Non Gouvernementale.

"Nous avons été traités comme des criminels", s'indigne Suntaxi Diaz, contactée par téléphone, après avoir passé une semaine en centre de rétention administrative (CRA) alors que leurs papiers belges sont en règle et que leur fillette est de nationalité belge.

Venus passer deux semaines de vacances en France, le couple avait été contrôlé à Cherbourg vendredi, dans sa voiture. Les policiers ont constaté que "nous n'avions pas les papiers de notre fille et que nous ne pouvions pas prouver que nous étions sur le territoire français depuis moins de trois mois (du fait de l'absence de contrôle aux frontières dans le cadre de l'espace Schengen). Ils nous ont donc conduits au commissariat pour des vérifications", raconte Suntaxi Diaz.

"Dès vendredi soir, les autorités belges avaient confirmé que la fillette était de nationalité belge et que les documents du couple étaient en règle. On aurait pu leur dire de rentrer chez eux", explique à l'AFP Damien Nantes, représentant de la Cimade, seule ONG autorisée dans les CRA. Mais le préfet de la Manche a tout de même pris un arrêté de reconduite à la frontière et la famille a été placée en rétention administrative à Cherbourg, puis transférée au CRA de Rennes, selon la même source.

"Je ne comprenais pas pourquoi on nous gardait" alors que les policiers avaient eu les informations qui les intéressaient, s'étonne encore Suntaxi Diaz. "On a été traités comme des assassins, pris en photo et fouillés", explique-t-elle. "Mon mari a dû se dévêtir et ils m'ont également demandé de le faire".

Heureusement "le cauchemar se termine demain", soupire-t-elle. La famille va en effet être reconduite à la frontière belge par la police. "C'est ce que nous demandons depuis le début", insiste Suntaxi Diaz.

Pour Damien Nantes, c'est "une situation dramatique et absurde", dans un "contexte de fixation d'objectifs d'expulsions dans chaque préfecture".

Le couple n'est pas près d'oublier son aventure, d'autant qu'il devra laisser son véhicule en France. "On nous a dit que nous devrons demander un visa pour revenir le chercher", déclare Suntaxi Diaz.

Contactée par l'AFP, la préfecture de la Manche n'était pas en mesure dans l'immédiat de commenter la situation.

C'est le pays joyeux, de Brice Hortefeux...

Article paru sur : http://www.savoiesdavenir.org/

Par TITOF - Publié dans : Libertés - Communauté : Solidarités
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 23:36

Voici une autre analyse que je partage avec Ségolène Royal.

Par essence, la vocation de la gauche, c’est d’être le porte-parole des salariés. Elle doit agir pour améliorer leur condition.

La gauche doit bien évidement s’adresser aux employées aux ouvriers et  dans plusieurs de mes articles j’ai évoqué, le juste décalage entre les milieux populaires et le parti-socialiste.

J’espère  que vous n’avez pas vu dans ses articles, une certaine forme de sectarisme ou d’enferment sociologique. Il s’agissait uniquement d’un cri du cœur !

Pour moi et comme l’écrit Ségolène Royal dans son dernier livre  « Si la gauche veut des idées »,  la gauche a pour vocation de parler à l’ensemble du pays !

Car la « France qui souffre » est également constituée de retraités, de cadres, de commerçants et voire de chefs d’entreprise de PME/PMI.

La gauche, au nom de ses valeurs, doit proposer une perspective et un projet d’ensemble, qui s’adressent à l’ensemble de la société.

Article paru sur :http://www.romain-merciere.net

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Rénovation Socialiste
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 09:46

Ségolène Royal était-elle la "Barack Obama"
de la présidentielle 2007 ?

Exprimeo.fr

Le parallèle entre la candidature de Ségolène Royal en 2007 et celle de Barack Obama en 2008 recèle des enseignements majeurs.

Ces deux leaders politiques ont le même socle : une candidature à la fonction suprême qui change les habitudes et paraît même corriger une "erreur" ou pour le moins une injustice : comment une part si importante de la population a dû attendre aussi longtemps pour disposer d'une candidature de ce type à une présidentielle ?

D'un seul coup, le message est porté par la personne même du candidat. Ce faisant, cette candidature porte alors un second message immédiat : le neuf.

Encore faut-il gérer le neuf dans le temps. Là réside un terrible défi.

Ségolène Royal a perdu son capital "nouveauté" lorsque de novembre 2006 à janvier 2007, elle est devenue une candidate socialiste comme les autres. Jusqu'alors, elle était neuve parce que la première femme mais aussi par son discours qui changeait dans de nombreux domaines. Elle pratiquait la "triangulation" conceptualisée par Morris, conseiller de Clinton et premier responsable de sa résurrection à partir de 1994. Il s'agit d'aller chasser sur les thèmes consensuels des concurrents sans s'aliéner sa base électorale traditionnelle.

Ségolène Royal a conduit cette démarche en donnant un contenu nouveau au thème de l'ordre, en prenant des distances avec le corps enseignant, en rétablissant l'importance de la valeur familiale très occupée par la droite d'ordinaire en France.

Mais l'entrée dans la campagne "officielle" a été marquée par le retour aux concepts classiques de la gauche quand elle combat la droite. Le retour sur ces bases habituelles a fait disparaître le neuf.

Obama est confronté aux mêmes défis. Sur l'Irak par exemple, il a considérablement atténué sa position.

Mais surtout, le neuf ne garde de l'attractivité que s'il reste différent et positif.

Pour respecter ces deux valeurs, il faut prendre le risque d'une campagne totalement new look. Le parallèle avec JFK est intéressant. En 1960, JFK était lui aussi d'abord neuf par sa jeunesse dans un cursus alors marqué par une certaine gérontocratie. Il a assumé sa jeunesse jusqu'au bout. Là fut la naissance de sa légende. Ted Sorensen et Bob Kennedy ont révélé des techniques de recherche de la nouveauté qu'ils avaient explorées à cette époque et respectées.

Dès que le neuf se patine en se rangeant aux usages, la campagne perd de son originalité, de sa valeur ajoutée. Elle va à l'échec.

C'est le défi rencontré actuellement par Barack Obama. Il doit assumer son originalité. Le camp républicain cherche à montrer que cette originalité "mènerait dans le mur". C'est à lui de laisser espérer le contraire. S'il se banalise, c'est la défaite assurée.

Il reste 100 jours, c'est long.

Article paru sur : http://segolenepour2007.over-blog.com

Par TITOF - Publié dans : SEGOLENE ROYAL - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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